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Idrissa Seck a rendu visite à Khalifa Sall hier. Mais son face-à-face avec la presse devant la prison de Rebeuss a été perturbé par les gardes pénitentiaires qui l’ont sommé de s’éloigner de la porte.

Idrissa Seck est allé voir hier Khalifa Sall à la prison de Rebeuss. Attendu à sa sortie par une forêt de journalistes, le leader de Rewmi qui était en pleine interview a été sommé de quitter la devanture de la prison centrale par les gardes pénitentiaires. «Monsieur Seck, arrêtez de parler s’il vous plaît. Arrêtez ! Ça c’est quoi ça ?», s’insurge un maton très en colère. «Attendez, doucement, doucement !» Cette invite de Idy a ajouté une couche à l’ardeur de l’homme de tenue qui était prêt à en découdre avec même les journalistes puisqu’il s’en est pris aux cameramen qui ont failli se retrouver avec leurs matériels endommagés. Fina­le­ment, le face-à-face entre Idrissa Seck et la presse s’est tenu à quelques mètres de la grande porte d’entrée de la célèbre prison. Sur les remontrances des matons, il dit : «C’est une agression contre la liberté d’expression, contre la liberté de presse. Voilà la nature du régime. Mais je pense que le moment n’est plus très loin où nous pourrons faire ce qu’il faut pour nous débarrasser de ce régime.»

«Je lui ai conseillé de faire du sport et de s’adonner à la lecture»
Passé cet épisode, il dit avoir vu «un ami, un frère, un homme politique de très grande valeur dont on veut assombrir l’avenir politique». Mais, assure-t-il, «je me réjouis d’avoir trouvé le maire de notre capitale, le frère Khalifa Sall, dans une excellente forme et une excellente santé». Pour avoir passé des mois dans la même prison sous l’ère Wade dans l’affaire des chantiers de Thiès, l’ancien Premier ministre soutient avoir prodigué des conseils à «un homme déterminé à ne pas varier dans son combat politique». Il dit : «Je lui ai réitéré mes conseils en lui disant de faire beaucoup de sport et de s’adonner à la lecture puisque je l’ai précédé dans cette position de victime d’un complot  politique d’Etat.» Après avoir dénoncé cette «cabale politique», le visiteur a lancé des pierres dans le jardin de Macky Sall. «Je suis étonné que le président de la République et son clan n’aient pas compris que le Sénégal a changé, que l’Afrique a changé. Les peuples n’acceptent plus l’injustice, ni qu’un dirigeant manipule la justice, utilise la corruption, l’achat de conscience, l’embrigadement de certains organes de presse pour s’attaquer à des adversaires politiques», lance-t-il.

«Nous travaillons à offrir une alternative au Peuple dès juillet»
Le président du Conseil départemental de Thiès et son parti s’engagent à «mettre un terme à toutes ces dérives et à cette injustice flagrante qui maintient aujourd’hui Khalifa Sall, Bamba Fall et les autres comme des détenus politiques ici à Rebeuss». Et justement, le leader de Rewmi se dit «très satisfait de l’évolution» des opérations d’inscription sur les listes électorales, surtout avec la participation des jeunes. «J’en profite pour dire qu’au niveau de l’opposition au sens large, nous travaillons ardemment à offrir une alternative au Peuple sénégalais dès juillet prochain», promet-il. Sur la formule d’une liste unique de l’opposition, notamment des partis membres de Manko wattu senegaal, Idy estime que «c’est une demande du Peuple sénégalais», soulignant que la question de la tête de liste est «secondaire».
msakine@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Il devrait surtout faire de la méditation pour s’amender de ses propres lacunes et avidité. L’humilité est une qualité bien plus grande que le courage et l’ambition qui ont détruit l’âge d’or et plongé le monde dans la chute, à sa propre image du jour

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