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La Ville de Paris conteste et assure que la Chambre régionale des comptes (Crc) d’Ile-de-France a fait des choix contestables pour bâtir son rapport.

Anne Hidalgo, maire Ps de Paris, a été épinglée par la Chambre régionale des Comptes d’Ile-de-France à propos du nombre de collaborateurs de son cabinet parce qu’il dépasse le nombre qu’elle s’était elle-même fixé. Le rapport de la Crc, dont l’Agence France-Presse a eu copie, indique que la chambre a recensé 165 collaborateurs de cabinet, partagés avec ses adjoints, au 31 décembre 2015. Or, une limite de 135 collaborateurs avait été votée en 2014, un plafond «nettement dépassé», pointe le rapport qui rappelle que la Ville de Paris est la seule collectivité en France qui puisse fixer le nombre et la rémunération des collaborateurs de cabinet, après vote en Conseil de Paris.
Cette analyse «repose essentiellement sur le choix très contestable de la Crc de comptabiliser dans les effectifs de cabinet des fonctions supports (réponses aux courriers des Parisiens, etc.) qui relèvent du travail administratif», a répondu la Ville, qui affirme «qu’à l’initiative de Anne Hidalgo, le plafond du nombre de collaborateurs de la maire et de ses adjoints a baissé de 20 % par rapport à la précédente mandature». «Cette analyse est d’autant plus surprenante que ces mêmes fonctions supports sont comptabilisées partout ailleurs -collectivités, ministères, etc.- en tant qu’agents administratifs», selon un communiqué.

L’opposition vent-debout 
Le groupe Lr a fustigé un «nombre déjà exorbitant de collaborateurs au regard des autres collectivités». La maire, «malgré ses engagements, contourne largement les plafonds qu’elle a elle-même fait voter au Conseil de Paris depuis son élection en 2014» et se place «dans l’illégalité», ajoute le groupe. La Crc pointe également une «extension illégale» du nombre des collaborateurs de cabinet en poste dans les mairies d’arrondissements, 229 fin 2015, au lieu des 81 prévus dans la réglementation. L’exécutif parisien, qui note que sont concernés aussi des arrondissements d’opposition, «conteste formellement ce mode de calcul» et «rappelle que le législateur a prévu pour les maires d’arrondissement un statut dérogatoire».
lepoint.fr

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