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Al Hassane Hann, coordonnateur du Collectif des habitants de Terme Sud : «Derrière cette forfaiture, il y a des officiers de l’Armée que je qualifie de véreux»
«N’importe quel Sénégalais peut avoir un titre foncier sur cette assiette foncière. Ce qui se passe est une forfaiture. Et derrière cette forfaiture, il y a des officiers de l’Armée que je qualifie de véreux. Le plus dramatique, c’est que certains d’entre eux ont sorti des baux fictifs, les ont vendus. Aujourd’hui, ils sont dans l’obligation de rembourser, sinon ils doivent aller en prison. C’est pourquoi ils veulent effectuer un forcing. Ça ne se passera pas comme ça. La gendarmerie est là pour maintenir l’ordre et non s’attaquer à de paisibles citoyens. Nous ferons face. Nous avons passé la nuit du mardi au mercredi dehors. Certaines de nos épouses ont été évacuées suite à un malaise. Comment avoir acquis 3 ha et déguerpir des personnes établies sur 13 ha ?»

Mamadou Goudiaby, 3ème adjoint au maire de Ouakam : «Nous proposons à Macky de céder à la Comico ce qu’elle réclame des 30 ha de la Cdc»
«Donner dans les 30 ha de la Cdc l’équivalent que réclame la Comico. Ca va régler le problème. Même si on doit reloger, est-ce que ces populations ont de quoi construire ? La Comico, qui envisage de construire, va économiser des forces en allant construire directement dans les 30 ha. Nous proposons au président de la République de céder à la Comico ce qu’elle réclame dans les 30 ha de la Cdc. Ouakam étouffe. Il n’y a qu’une entrée et qu’une sortie.»

Mme Faye, habitante de Terme Sud depuis 20 ans : «Après avoir rénové nos maisons avec autant de dépenses, ils disent qu’ils vont nous déloger»
«Nous sommes là depuis 20 ans. Nos enfants ont grandi ici. Depuis 1994, nous avons fait la demande d’habiter. Et on est en pourparlers. Ils nous ont fait comprendre que ça marchait qu’il fallait continuer les démarches. Après avoir rénové nos maisons avec autant de dépenses, ils disent qu’ils vont nous déloger. Mes 3 enfants sont nés ici.»

Saltigué Abdoulaye Ndoye, président des conseils des notables de Ouakam : «Je demande à l’Etat de revoir sa position» 
«Nous sommes venus au chevet des populations qui vivent ici depuis plus de 40 ans. Elles vivent le martyr. On les sort de leurs maisons sans leur donner une occupation de rechange. Je n’ai pas supporté les lacrymogènes. Mais ma présence est utile et nécessaire. Je demande à l’Etat de revoir sa position, de faire preuve d’un peu de solidarité.»

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