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A cause des restrictions sur le transport, les conducteurs de Jakarta ont mis le pied sur le frein. Une situation qui enrage ces centaines de jeunes, qui n’ont pas d’autres perspectives professionnelles.

Le Covid-19 a tout déconstruit, mis presque toutes les activités au ralenti ou presqu’au point mort. Dans la capitale du Fouladou, les conducteurs de motos de Jakarta semblent être les plus impactés négativement par cette situation et la plupart se sont retrouvés au chômage. Jeunes, adultes et autres d’un âge avancé, ces motocyclistes sont dans la galère depuis que l’Etat a pris des mesures de sécurité dans le transport pour rompre la chaîne de contamination. Ce qui a provoqué la suspension du transport des motos Jakarta.
Cette mesure a provoqué un arrêt brutal de ce business florissant dans la ville. «Et là, ces nombreux conducteurs qui ont fini d’en faire un métier ne se nourrissent plus de ce travail. Pourtant certains avaient abandonné leur métier de mécanicien ou de menuisier pour s’adonner aux motos Jakarta où on gagne plus d’argent», disent-ils. C’est donc un rêve qui se brise à cause du coronavirus, qui n’a épargné aucun secteur d’activités. Si certains sont repartis à leurs anciens métiers, d’autres par contre cherchent vainement à trouver du travail pour subvenir à leurs besoins. Au même moment d’autres plus jeunes se faufilent dans les rues et ruelles à la recherche de clients sous le regard strict des Forces de l’ordre, intransigeantes sur le respect des mesures. «Même si la plupart d’entre eux sont des responsables de familles, la mesure n’a ni excuse ni tolérance. Etant donné que certains de ces conducteurs n’habitent pas la ville de Kolda, ces derniers sont rentrés se confiner dans leurs villages ou d’autres villes», racontent les conducteurs devenus de véritables oisifs errants.
Aujourd’hui, les rues de la cité de Koli et Dado sont vides de conducteurs de motos Jakarta. Marié à deux épouses, Amadou Peter Diallo n’a pas les mots pour décrire cette situation : «Il faut prier pour la fin de la maladie. Une maladie que son collègue assis à ses côtés qualifie de malheur qui détruit les couples qui ne vivent que de ce travail.» Devant l’impossibilité de trouver des clients, quelques rares conducteurs font du transport de bagages pour arrondir leur… fin de journée. «Le prix du taxi est à 500 F et les populations trouvent cela cher et préfèrent marcher à cause de l’absence des motos Jakarta», racontent ces jeunes.
Le ralentissement de leurs activités a impacté aussi les différentes stations d’essence de Kolda. «Ce n’est plus le grand rush des motos Jakarta. C’est un véritable manque à gagner. Dans tous les cas, les mesures s’imposent et les conducteurs de motos Jakarta vivent l’enfer d’un métier qui ne fonctionne plus à cause du coronavirus», confie un pompiste. Pour alléger la souffrance de ces jeunes, le président du Conseil départemental leur promet un appui de 500 mille F Cfa.

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