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Photo d’illustration.

L’Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) fait état au cours du mois de mars, d’un relèvement de la fabrication des produits pharmaceutiques et de savons détergents, produits d’entretien évalué à 70,4%. En effet, ces produits sont très sollicités pendant cette période de crise sanitaire liée au Covid-19.

En cette période de Covid-19, les produits pharmaceutiques comme les masques chirurgicaux, entre autres, sont très sollicités. Pour se prémunir de la maladie, il est aussi recommandé d’utiliser un gel hydro-alcoolique ou de l’eau et du savon pour se nettoyer les mains.
Cette forte demande a impacté positivement, l’activité de fabrication desdits produits. A preuve, dans son dernier Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a fait état d’une forte hausse de 70,4% de cette activité.
Ces données de l’Ansd viennent conforter les propos de certains industriels. Toumani Cissokho, directeur administratif et financier de l’usine Valda, disait dans l’édition du 26 mars 2020 du journal Le Quotidien qu’en 15 jours, leur entreprise a produit ce qu’elle produisait en deux ans. La production de gel hydro-alcoolique pour le lavage des mains avait atteint un niveau record à Valda avec plus de 40 mille flacons de 500 ml produits en deux semaines. Le rush vers ce produit d’urgence avec la propagation du Coronavirus était passé par là et l’usine n’avait d’autre choix que de réaliser des prouesses pour s’adapter à une situation prégnante pour une production «réquisitionnée» par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) dans le combat contre le mystérieux virus vecteur du Covid-19. Le gel hydro-alcoolique, justifiait M. Cissokho, «est un produit que les Sénégalais n’utilisaient pas très souvent. Sur une année on produisait 20 mille flacons de 500 ml que l’on ne parvenait même pas à écouler. Aujourd’hui c’est un produit qui est une urgence».
Ce relèvement de la fabrication des produits pharmaceutiques a ainsi boosté la production des industries chimiques. Cette activité a connu une augmentation de 16,5% au cours du mois de mars 2020.
L’autre branche industrielle, qui est aussi affectée par la pandémie du Covid-19, c’est la production des industries extractives. Laquelle, selon l’Ihp, «a affiché une réduction de 9,2% en variation mensuelle. Ce résultat est consécutif à la diminution de l’activité d’extraction de pierre, de sables et d’argiles de 49,1% induite par la fermeture des carrières avec l’avènement du Covid-19». Par ailleurs, note le document de l’Ansd, «la réduction de la production de sel et natron de 10,4% a favorisé la contreperformance des industries extractives». Tout de même, soulignent les statisticiens, «l’activité d’extraction de phosphate a enregistré une hausse de 9,6% sur la période sous revue. En référence à celle de mars 2019, la production des industries extractives s’est contractée de 26,5%. Le cumul sur les trois premiers mois de 2020 s’est replié de 10,5% comparé à celui de la période correspondante de l’année précédente».
Au cours de cette période sous revue, «l’activité industrielle est marquée au mois de mars 2020 par une augmentation de 2,9% de la production en rythme mensuel».

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