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Perdu dans son combat pour couper la chaîne de contamination, le gouvernement parie sur l’engagement populaire avec la signature de la première convention locale de résilience communautaire avec le quartier de Balacoss à Saint-Louis pour faire face à la propagation du Covid-19.

Le gouvernement parie sur l’approche communautaire pour inverser la courbe de la contamination. Le ministère du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale a signé la première convention locale de résilience communautaire avec le quartier de Balacoss de Saint-Louis. Cette convention, qui sera élargie aux autres quartiers de la ville, a pour objectif principal d’impliquer directement les populations dans la recherche et la mise en œuvre de solutions durables pour stopper la propagation du Covid-19.
Ce programme qui avait été lancé les 11 et 12 juillet dernier, lors d’une réunion organisée par le ministère du Développement communautaire, s’était tenue à Saint-Louis avec la région médicale de la commune, les conseils de quartier, les organisations communautaires de base, le Conseil communal de la jeunesse. Alioune Lecor, directeur du Développement communautaire, explique les enjeux du Pro­gramme de résilience communautaire mis en place dans le cadre de la riposte contre le Covid-19 : «Depuis que la pandémie s’est déclarée au Sénégal, le gouvernement a pris des mesures pour organiser la riposte autour d’un Comité national de gestion des ripostes des épidémies. Et depuis lors, le ministre de la Santé a fait des efforts remarquables dans le cadre de la sensibilisation et de la communication pour faire comprendre aux populations comment la maladie se transmet et comment l’éviter. Seulement, il a été constaté depuis un certain temps une recrudescence du nombre de cas liés à un non-respect des mesures barrières.» Que faire ? «Le ministère du Développement communautaire a décidé de revoir l’approche par rapport à la riposte. En ce sens, le ministère a compris que cette approche ne peut être que communautaire, c’est-à-dire aller vers les communautés et les amener elles-mêmes à s’engager et à porter le combat. C’est ce que le ministère a fait en initiant un programme de résilience communautaire au Covid-19 avec comme instrument principal les conventions locales de résilience communautaire», détaille M. Lecor.
Aujourd’hui, l’engagement populaire est devenu la clé pour endiguer la contamination. Il s’agit d’un combat pour faire adhérer les populations. «Le ministère a construit avec elles cet engagement et cela a nécessité un certain nombre d’étapes qui permettent aux populations de se rendre compte de la vulnérabilité de leur quartier. C’est ce qui a nous a amené à faire le profilage du quartier pour déterminer les éléments qui peuvent constituer des facteurs de vulnérabilité. Ces aspects ont été identifiés par les populations qui ont elles-mêmes proposé des solutions et des stratégies pour remédier à ces difficultés pouvant découler de leur vulnérabilité.» Il ajoute : «C’est à partir de ces actions identifiées et retenues que les populations ont pris des engagements qui vont constituer en quelque sorte la convention dans laquelle elles vont dire de manière individuelle ce qu’elles vont respecter pour faire face au Covid-19. Les ménages diront de leur côté comment ils vont s’organiser pour faire face au niveau du quartier. Et le quartier va également de façon générale déterminer comment prendre en charge la riposte en y associant aussi bien les résidents que les populations de passage.»
Il faut savoir que ces conventions locales de résilience communautaire seront élargies aux quatre autres régions qui constituent l’épicentre de la pandémie (Dakar, Thiès, Diourbel et Ziguinchor).
Il faut savoir que le Sénégal a enregistré 12 mille 237 cas positifs dont 7 728 guéris, 256 morts et 4 252 personnes encore sous traitement.

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