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En termes d’importation de lait et de produits laitiers, la facture du Sénégal est passée de 60 milliards à 30 milliards de francs Cfa, selon le ministre de l’Elevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye. Elle prenait part jeudi 1er juin à une conférence de presse tenue en marge de la Journée mondiale du lait. «Hier (31 mai), j’ai entendu des gens du ministère du Commerce, quelqu’un qui intervenait sur le lait, dire que nous sommes maintenant à 30 milliards d’importation de lait et de produits laitiers au lieu de 60 milliards. Mais tout cela, nous allons en discuter avec eux. Cela signifie qu’il y a des efforts qui ont été faits», a dit Mme Ndiaye. Elle pense que ces efforts viennent en grande partie des acteurs qui sont dans les régions les plus éloignées. Et à l’horizon 2035, le ministre de l’Elevage et des productions animales souhaite arriver à une autosuffisance. «Avec les stratégies que nous sommes en train de mettre en œuvre et aussi l’importation des géniteurs pour aider les acteurs qui sont au niveau de l’élevage intensif à disposer de l’amélioration génétique à leur niveau, je pense que si nous parvenons à mettre tout cela en évidence d’ici à 2035, le secteur laitier fera partie des plus émergents de notre pays», dit-elle.
Le Sénégal, d’après les responsables du ministère de l’Elevage, produit 230 millions de litres de lait. Et sur cette production locale, 53% proviennent de l’élevage intensif ; le reste, de l’élevage semi-intensif.
Pour un développement harmonieux de l’élevage laitier sénégalais, Aminata Mbengue Ndiaye croit qu’il est impératif d’accélérer le processus de mise en place de l’interprofession laitière au Sénégal en chantier depuis quelques années. Pour cela, l’organisation des acteurs constitue une base essentielle. «Chers acteurs de la filière locale, vous devez vous fixer un délai raisonnable d’ici un an ou à la prochaine Journée mondiale du lait pour mettre en place l’interprofession laitière au Sénégal », invite-t-elle, soulignant que l’importation d’un millier de génisses gestantes à haut potentiel laitier, selon une approche basée sur le développement d’un partenariat public, «nous a permis de réduire considérablement les prix d’acquisition des animaux importés d’Europe. Forts de cette expérience, nous allons explorer d’autres horizons pour l’introduction d’animaux laitiers d’origine brésilienne et africaine pour booster notre production laitière nationale».
mfkebe@lequotidien.sn

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