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La majorité des Sénégalais n’ont pas une bonne perception de l’information budgétaire. C’est ce qui ressort de l’enquête sur l’évaluation de l’accessibilité du budget citoyen menée par l’Ong 3D.

Le budget citoyen n’est pas adapté aux attentes des Séné­galais en matière d’informations budgétaires. C’est ce qui ressort de l’enquête du budget citoyen effectuée par l’Ong 3D. Le besoin des citoyens en information budgétaire n’est pas bien pris en compte au Sénégal, selon Seydina Mouhamed Mbaye, qui a présenté les résultats de cet exercice, le contenu, le langage et les canaux de transmission ne sont pas adaptés à la cible.
Pourtant, dans le cadre de la deuxième génération de directives portant nouveau cadre harmonisé des finances publiques au sein des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), l’accès à l’information budgétaire et la participation des citoyens aux affaires publiques ont été érigés en priorités avec comme principal instrument utilisé par les Etats pour informer les citoyens, le budget citoyen. Sa finalité est d’être accessible, intelligible et exploitable par les citoyens. La transparence, la participation et la redevabilité étant les trois principes qui sous-tendent ce budget citoyen.
«Pour la majeure partie des personnes interrogées, les ca­naux de transmission et le langage utilisés ne sont pas du tout adaptés. De la même manière, le format, le contenu et le besoin en information ne sont pas adaptés. Cela peut s’expliquer par le taux d’analphabétisme encore assez élevé», conclut-on dans le rapport d’évaluation de l’accessibilité du budget des citoyens produit par l’Ong 3D. Le document a fait l’objet de partage hier au cours d’une session d’analyse budgétaire. «Le fait que le budget soit sous forme de texte rend son accès et sa compréhension difficiles. L’utilisa­tion de vidéo et de supports visuels en langues locales permettrait aux personnes illettrées d’en saisir le contenu», recommande-t-on.
«Une information budgétaire claire, complète et régulière, voilà les exigences qui pèsent sur nous, comme l’Uemoa nous le demande», a confirmé Mas­samba Sène, directeur de Cabi­net du ministre de la Bonne gouvernance et de la protection de l’enfance. «Dans un contexte où l’obligation fiscale, celle de payer l’impôt, devient de plus en plus pesante…, le contrôle de la destination des ressources et de l’utilisation qu’en font les administrations et l’appréciation des résultats qui en sont tirés doivent être érigés en priorités», a dit Moundiaye Cissé, directeur de l’Ong 3D.
ksonko@lequotidien.sn

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