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Une maison des cultures urbaines, premier du genre à Ouakam et à Dakar, a été inaugurée hier par la première adjointe du maire de la ville de Dakar, Mme Soham El Wardini. Ce cadre est un lieu de création et de formation dans toutes les formes d’expression des cultures urbaines.

Enfin, est-on tenté de dire ! La première Maison des cultures urbaines voit le jour à Dakar, capitale du hip-hop de la sous-région. Un centre construit après moult médiations entre les acteurs des cultures urbaines, les représentants de la Ville de Dakar et les dignitaires lébous de Ouakam. Initialement prévue à Sacré-Cœur, c’est finalement à Ouakam qu’elle a été érigée. Ce temple de la création urbaine entend outiller les jeunes B-boy (acteurs des cultures urbaines : graffiteurs, Dj, rappeurs et autres danseurs), en leur permettant d’accéder à des formations dans tous les domaines liés aux cultures urbaines et d’avoir un lieu d’expression et d’épanouissement. Mieux encore, la Maison des cultures urbaines forme les jeunes dans la création de projets et crée des emplois par la même occasion.
Venue inaugurer la Mcu, Mme Wardini est revenue sur le parcours et les obstacles qu’ils ont rencontrés pour la concrétisation de ce projet : «Le projet a traîné, vu les difficultés que nous avons rencontrées. Au début, beaucoup de gens ne comprenaient pas ce que c’est qu’une Maison des cultures urbaines. Quand nous avons voulu l’implanter à Mermoz-Sacré Cœur, les populations se sont élevées. On a dû tenir plusieurs réunions à la Ville de Dakar avec les membres du hip-hop tels que Didier Awadi pour expliquer que c’était un centre où les jeunes pouvaient être formés aux différents métiers de la culture. Alors, je suis vraiment fière de voir aujourd’hui ce qui a été réalisé et qui a déjà permis de former une centaine de jeunes. Et je pense que ça fera l’affaire des populations et de Ouakam et de la ville de Dakar.» Et le maire de Ouakam, Samba Bathily Diallo, d’emboîter le pas à Mme Wardini, en faisant savoir : «Dans d’autres communes, les gens n’avaient pas compris. Ils avaient refusé. Ici au niveau de Ouakam, nous avons accepté parce que Ouakam est une commune principalement habitée par les Lébous. Et qui les connaît» sait qu’ils aiment la culture.
Pour sa part, Amadou Fall Ba, administrateur de la Mcu, dira : «C’était très tendu parce que nous sommes dans une zone assez tendue. On a dû convaincre les gens. Comme moi je suis natif de Ouakam, ça a un peu aidé. En termes d’appropriation locale, on a un peu réussi.»
Revenant sur le budget et la structure, Amadou Fall Ba renseigne : «On a un espace de concert de 300 personnes debout, un restaurant, trois toilettes fonctionnelles, un atelier de graffiti, une salle de répétition, un studio d’enregistrement, un atelier de D-jaing et une salle de danse, mais qui va servir aussi à des spots télé, des émissions radio, des clips, du fond vert etc.».
Stagiaire

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