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Le Pont de la solidarité de Keur Moussa, réalisé pour un montant de 25 millions de francs Cfa par Dangote cement Senegal (Dcs), qui satisfait ainsi une doléance de 6 000 âmes datant de 1968, a été inauguré lundi par le sous-préfet de ladite localité, Massar Mbengue.

Les villages de Ngomène, Seune Wolof, Fouloume, Ndèye, Niakhit et Galane, sont désormais désenclavés. En procédant lundi à l’inauguration du Pont de la solidarité de Keur Moussa, la cimenterie Dangote vient de satisfaire une doléance d’une population de 6 000 âmes, vieille de 48 ans. Les bénéficiaires éprouvaient d’énormes difficultés durant l’hivernage pour rallier la route principale de Pout. De l’avis de Serigne Mbacké Dieng, directeur commercial et marketing de Dangote cement Senegal (Dcs), les populations desdits villages avait sollicité auprès de la cimenterie, juste après son installation en 2015, la construction de ce pont. «C’est une question de survie, puisqu’en période d’hivernage, la vie s’arrête pour ces populations du fait de l’existence d’une vallée dans la zone. Elles n’arrivent plus à traverser. Du coup, l’activité sociale s’arrête, impactant le secteur de l’économie. Les populations bloquées se trouvent dans l’impossibilité d’aller écouler leur production. Aussi, en plus de l’instabilité de la  vie sanitaire des populations ne pouvant plus aller se faire soigner ailleurs, le domaine de l’éducation est perturbé avec des élèves qui ne peuvent plus aller étudier à l’école d’en face», explique M. Dieng. Pour ces raisons, il  trouve à travers le Pont de la solidarité une «réponse positive».
Investissement de 25 millions de francs Cfa
D’une hauteur de 2,5 mètres, 13,5 mètres de longueur et 4 mètres de largeur, l’infrastructure est, selon le directeur commercial et marketing, «grande et suffisamment durable, et correspond aux normes d’évacuation en cas d’urgence de malades ou des femmes enceintes». L’ouvrage, d’un coût de 25 millions de francs Cfa, a été bien accueilli par les populations impactées. Selon El Hadji Mor Kébé, chef de village de Ngomène, «les populations impactées éprouvaient d’énormes difficultés pour rallier la commune de Pout et d’autres grands centres urbains, tellement le calvaire était profond. Pendant la saison des pluies, les populations faisaient recours à une pirogue pour traverser une certaine sorte de vallée sur les lieux». Le même calvaire est subi dans l’évacuation des récoltes. Il s’offusquera surtout des «nombreux cas d’accidents survenus à hauteur de la petite passerelle de fortune en ruine qui a été érigée sur les lieux par les riverains mais qui, pendant hivernale, reste impraticable». Et de se réjouir «qu’aujourd’hui, ce calvaire est derrière nous».
La cimenterie Dangote qui n’entend guère s’arrêter en si bon chemin compte, annonce Serigne Mbacké Dieng, mener d’autres actions autour de la santé et de l’éducation dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). «Nous allons aider des enfants de familles démunies à obtenir des bourses d’école. Mais tout cela va avoir lieu dans un cadre concerté, qui va intégrer tous les villages et les communes qui sont impactés par l’activité de la cimenterie à travers un comité de dialogue intercommunautaire à travers lequel chacun va présenter ses doléances, et nous allons agir en conséquence», confie M. Dieng qui ne manque pas de souligner que la Rse répond également à une «préoccupation de la direction des Mines qui demande à chaque industrie extractive de répondre activement aux besoins et préoccupations de la localité où elle opère». Pour dire, selon lui, que «le meilleur est à venir». Le maire de la commune de Keur Moussa, Momar Ciss, a pour sa part joint sa voix à celle de Serigne Mbacké Dieng, pour dire que dans le cadre de la Rse, «une réunion s’est tenue avec les autorités de Dangote pour mettre en place un comité de pilotage chargé de gérer toutes les réalisations à l’actif de la cimenterie Dangote qui fait beaucoup de choses dans la discrétion, également tout ce qu’elle fera pour les populations impactées dans sa zone d’intervention».
Ouverte en 2015, l’usine Dcs assure à présent une production annuelle de ciment d’1 million de tonnes.
nfniang@lequotidien.sn

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