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L’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred) prend fait et cause pour l’Union des magistrats sénégalais, concernant le débat tant agité ces derniers temps sur l’indépendance de la justice. Le président de l’Asred, Ibrahima Sall, estime que le président de l’Ums, Souleymane Téliko, doit être encouragé et soutenu dans ce combat. Dénonçant «l’immixtion de l’Exécutif» dans le fonctionnement de la justice, M. Sall soutient que cette manière de faire de l’Exécutif dans certains dossiers judiciaires n’est plus à démontrer. «Nous avons fini de constater que des hommes influents sont souvent libérés au grand dam du citoyen lambda», fustige-t-il. Des pratiques courantes qui renseignent sur une mauvaise administration de la justice.
L’Asred lance ainsi un appel à la société civile et à toute la population sénégalaise à se mobiliser pour faire face au gouvernement et faire en sorte que notre justice soit libérée de l’Exécutif. Le président de l’Asred dénonce dans la foulée ce qu’il appelle les erreurs judiciaires. Il cite, pour illustrer ces propos de faux témoignages, des documents falsifiés, des dossiers perdus dans les archives qui souvent sont la cause de condamnation de pauvres innocents. Il cite un détenu incarcéré à la prison de Thiès. «Il a été informé depuis 2009 que son dossier est perdu dans les tiroirs. Actuellement, il est toujours en prison sans jugement», tonne M. Sarr.
Sur un autre sujet, l’Asred pointe du doigt la politique de réinsertion sociale des détenus qui, selon lui, est un échec de la part du gouvernement. «Le taux de récidive est de 71%. En effet, sur les 541 détenus graciés, les 250 sont retournés en prison en l’espace de 15 jours voire un mois.»
ndieng@lequotidien.sn

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