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Dans un contexte marqué par l’indiscipline et des querelles de tous genres, le groupe Bideew Bou Bess trouve plus que pertinent de tenir un festival qui rappelle les valeurs citoyennes et de participer à une éducation civique de la population. Hier à l’ouverture du Festival vert jaune rouge, le groupe a donné l’occasion aux jeunes de communier autour de ces valeurs.

Symbole d’indépendance, d’identité nationale et d’unité d’un Peuple, le drapeau national est plus qu’un emblème. Au Sénégal, il est reconnaissable avec ses 3 bandes – vert, jaune, rouge – flanquées d’une étoile verte au cœur du jaune. Et c’est au nom de ces 3 couleurs que le groupe Bideew Bou Bess a bâti son festival vert jaune rouge. Et ce n’est pas du tout un hasard, selon Baïdy Sall. «Le Festival vert jaune rouge est citoyen. Il entend promouvoir le civisme et la citoyenneté autour d’un symbole commun qu’est le drapeau national. Il est ouvert à tous : les écoles, les jeunes, les populations. Et pour nous, il s’agit de délivrer des messages par rapport au civisme.»
Hier, lors du lancement à la Place du Souvenir africain de la 3e édition du Festival vert jaune rouge, ce membre du groupe Bideew Bou Bess a rappelé l’importance d’une telle manifestation qui invite à la citoyenneté et au civisme dans un pays comme le Sénégal. «Ça me paraît important parce qu’il y a beaucoup d’indiscipline – excusez le terme. On voit les ordures qu’on jette n’importe où. La prise de conscience commence par soi. Faut pas attendre le gouvernement faire tout à notre place. On est tous acteur. Et ce festival entend restaurer ces valeurs. Il faut que le Sénégal soit propre, il faut qu’on arrête de trop parler pour nous mettre au travail.»
Invités à prendre part à ce festival, les élèves et gouvernements scolaires et la fanfare militaire ont assuré la levée des couleurs nationales et assisté aux différents panels sur le civisme, la citoyenneté, l’agriculture. Identifiée comme une alternative crédible aux difficultés d’emploi des jeunes et aux envies de la migration, l’agriculture a été magnifiée par le trio Makhtar, Baïdy, Ibrahima qui, en artistes engagés, ont jugé nécessaire de sensibiliser surtout les couches jeunes. «L’idée de ce festival est de mettre le doigt dans les problèmes qui secouent le Sénégal pour pouvoir apporter des réponses», assurent-ils.
Le festival, d’une durée de 2 jours, se clôture aujourd’hui à Keur Massar. Une innovation que le groupe Bideew Bou Bess prête à une volonté de se rapprocher des populations afin de mieux se faire entendre. «On a voulu décentraliser quelques activités du festival dans la banlieue, notamment le concert de clôture qui se tient à Keur Massar parce qu’il y a énormément à faire en banlieue. Les gens ont besoin que certaines choses se déplacent vers eux», indiquent-ils. A côté de ce concert, la foire de produits locaux se tiendra également à Keur Massar. Et pour le trio, ce sera cette fois-ci l’occasion de sensibiliser sur la consommation locale.
Cependant, le clou du festival reste le concert qui coïncide avec la veille du match des Lions du football. «On a demandé à tout le monde de venir avec son drapeau», confient-ils.
aly@lequotidien.sn

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