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Après Thiès, la région minière de Kédougou a abrité hier la deuxième rencontre régionale de présentation des rapports Itie portant sur les années fiscales 2015 et 2016, sous la présidence de William Manel, gouverneur de la région de Kédougou et de Mankeur Ndiaye, président du Comité national Itie. D’après M. Ndiaye, «l’option prise pour effectuer la deuxième dissémination régionale des rapports Itie à Kédougou se justifie hautement par la position de la région». Cette dernière, précise Mankeur Ndiaye, «est la collectivité territoriale aurifère par excellence du Sénégal. Il n’est pas inutile de rappeler que l’or est devenu une source importante d’exportation du pays. Ce qui permet de générer des devises étrangères assez considérables et d’équilibrer la balance commerciale. L’industrie aurifère contribue directement aux rentrées de fonds du Trésor public. A titre d’illustration, les contributions des entreprises minières au niveau de la région sont de 13 milliards en 2014, 18,4 milliards en 2015 et 32,4 milliards en 2016, soit une hausse de 43% de 2015 à 2016». L’ancien ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ajoute que «les dépenses sociales des entreprises sont en constante augmentation et représentent plus de 50% de l’enveloppe financière des compagnies minières du Sénégal. A ce propos, le constat global est que la Société Sabodala gold operations, après la fin de la période d’exonération, a versé une patente de 709 millions à la commune en 2016. Par ailleurs, plusieurs projets sont en cours de développement dans la région. Il s’agit, entre autres, du projet de Mako avec le Petowal mining company, du projet de Massawa avec Round rand gold, du projet de Makabingui, etc. En plus, des gisements prometteurs comme celui de Malikoundi avec Iam gold corporation témoignent de la dynamique affichée par la région».
Aussi, souligne le président du Cn-Itie, «le rapport Rse de la société Sabodala gold de 2016 a identifié des opportunités pour les Petites et moyennes entreprises (Pme) et Petites et moyennes industries (Pmi) locales dans le cadre de l’approvisionnement en services et équipements miniers, en transport, en maintenance… Il est mentionné un marché de 138 millions de dollars, comprenant des fournisseurs immatriculés au niveau local et plus de 50% du capital proviennent du Sénégal».
Nonobstant ces aspects sail­lants, relève M. Ndiaye, «les pouvoirs publics et les agences de développement local doivent davantage accompagner les entreprises de Kédougou pour pouvoir bénéficier de plus d’opportunités. A cet effet, le contenu local reste un défi majeur à relever pour maximiser l’impact des industries extractives dans le tissu économique local, car les communautés attendent beaucoup des retombées de l’exploitation minière».
A l’issue de la rencontre, le gouverneur a donné des assurances quant à la redynamisation du cadre régional de concertation sur le secteur minier à Ké­dougou. Ce cadre permettra de résorber le déficit de communication qui alimente les incompréhensions entre l’Etat, les communautés affectées et les compagnies minières présentes dans la zone.
dialigue@lequotidien.sn

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