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Une bonne politique de redevabilité et de transparence des dépenses publiques est un facteur important pour un développement durable. C’est ainsi que les autorités et l’Union européenne ont mis en place la plateforme Agrisan où des informations sur différents secteurs productifs seront désormais disponibles. Le projet intitulé «Cartographie des indicateurs de performance dans le domaine du développement agricole durable et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sénégal» a été présenté hier.

Le Sénégal dispose maintenant d’un outil informatique qui donne accès à plus d’une centaine d’indicateurs qui permettent de suivre et/ou de mesurer la performance des actions menées dans le domaine de l’agriculture, l’environnement, la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que les finances. Il s’agit de la plateforme Agrisan qui représente la cartographie des indicateurs de performance dans le domaine du développement agricole durable et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sénégal. En effet, avec ce système, le public, les décideurs ainsi que les partenaires auront la possibilité d’avoir toutes les informations centralisées dans un même système. Ce qui permet de gagner du temps et même des ressources, car dans le passé, les données n’étaient disponibles que dans des rapports qui n’étaient pas à la portée de tous. Cette méthode permettra par exemple à mieux améliorer les statistiques agricoles.
D’ailleurs, de l’avis de Mme Cécile Tassin-Pelzer, chef de coopération, délégation de l’Union européenne au Sénégal, qui a apporté un financement de 500 mille euros, soit plus de 327 millions de francs Cfa, cette plateforme va aider à mieux suivre les financements qui ont été faits, à mieux assurer leur pérennité. Parce qu’il s’agira de données fiables, qui sont collectées, traitées et analysées qui aideront les décideurs au moment de leur prise de décision dans le cadre de la mise en œuvre des projets de développement.
Pour Amadou Lamine Guissé, secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement durable, «pour éviter ces doublons, pour éviter de nous répéter, il est clairement indiqué et souhaité d’avoir des données fiables scientifiques, mais à travers des indicateurs de performance comme ça, chaque fois que nous sommes en face d’un partenaire, nous pouvons lui dire à temps réel voilà nos besoins. Parce que quelque part, nous avons fait des interventions, nous avons obtenu des résultats, voilà l’écart que nous avons constaté et voilà le domaine d’intervention que nous souhaitons». Et au nom du ministre Abdou Karim Sall, il a exprimé le souhait du Sénégal de bénéficier d’un nouveau accompagnement. Le projet qui a été coordonné par le Centre de suivi écologique a été présenté au public, hier, au cours d’un atelier de partage en présence de tous les acteurs.
msakine@lequotidien.sn

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