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La première réunion du Comité national de pilotage du Programme d’appui au renforcement du système d’information  de l’état civil et de la consolidation d’un fichier national d’identité biométrique au Sénégal s’est tenue hier en présence de l’ambassadrice de l’Union européenne à Dakar, Irène Mingasson. Financé par l’Union européenne à hauteur de 18,340 milliards de francs Cfa, le Programme d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil et de la consolidation d’un fichier  national d’identité biométrique au Sénégal «vise à améliorer le système d’information de l’état civil sénégalais et la création d’un fichier national de l’état civil biométrique». Cela va participer à la  «simplification des procédures, l’amélioration de l’offre de service, la rapidité dans le traitement des demandes, la facilitation des échanges des institutions et la gestion de l’identité». Mais aussi,  il «contribuera à  la modernisation de l’état civil et devra renforcer les procédures d’enregistrement à l’état civil et accompagner la consolidation d’un fichier d’identité biométrique relié au système d’information de l’état civil informatisé à même de sécuriser l’identité de la personne et d’être exploitable par d’autres administrations dans la délivrance des cartes d’identité et passeports sécurisés», explique le ministre des Collectivités territoriales, du développement et de l’aménagement des territoires, Oumar Guèye.
Présidant la rencontre, Oumar Guèye a confié que «le développement d’un état civil fiable constitue un enjeu de développement important pour notre pays. Un système d’état civil fiable et bien organisé est le socle de l’exercice par les citoyens de leurs droits fondamentaux, pour que les citoyens puissent jouir, dans le cadre de l’état de droit, de leurs droits civils et sociaux». «Le Sénégal a engagé depuis le début des années 1990, un processus de réforme de son système d’état civil», poursuit le ministre Oumar Guèye, qui estime néanmoins que «la grande majorité des enfants sénégalais sont enregistré à l’état civil : 75% en moyenne. Cependant, des disparités régionales sont constatées. Dans la région de Dakar, le taux s’élève à 91,8%, tandis qu’il se situe à 55,2% dans la région de Tambacounda».
A cela s’ajoute «le faible taux de digitalisation de notre système et un accès difficile à certains centres», note le ministre Oumar Guèye qui souligne que «le gouvernement, sur instruction du Président Macky Sall, a décidé de mettre en œuvre ce programme afin d’apporter des solutions appropriées aux difficultés identifiées dans notre système actuel». Il révèle que le Président Macky Sall demande que «l’on accélère la cadence, qu’on soit en mode fast track pour le processus de digitalisation de l’état civil sénégalais» dans son intégralité.   Pour éviter des interventions disparates et non coordonnées, le ministre annonce que son département s’est lancé dans l’élaboration d’une stratégie nationale de l’état civil. «Cette stratégie s’inscrira en cohérence avec les orientations de la conférence de Durban en septembre 2012 et celle de Yamoussoukro, en novembre 2015», déclare Oumar Guèye. Lequel annonce la construction de nouveaux centres équipés d’un système informatique pour renforcer l’existant, qui se chiffre à 580, afin de gommer les disparités entre les zones où certains sont obligés de parcourir des dizaines de kilomètres pour se rendre à un centre d’état civil. Ambassadrice de l’Union européenne, Irène Mingasson estime que «l’informatisation et la consolidation d’un fichier  biométrique sont une priorité pour le Sénégal». Soulignant que «c’est un honneur pour l‘Union européenne d’accompagner dans ce processus  le ministre Oumar Guèye suivant les modalités du gouvernement sénégalais», elle annonce que l’Ue va équiper 180 centres d’état civil et former les ressources humaines.

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