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L’association «Eux tous des tous», mis en place par l’acteur culturel Detoubab Diop, compte mettre en place une maison communautaire des métiers du théâtre et de la parole pour répondre aux besoins de formation des jeunes artistes. Faute de terrain à Guédiawaye, la structure sera finalement érigée à Diamniadio.

«Eux tous des tous», est une nouvelle structure culturelle qui vient de naître dans la banlieue dakaroise. Elle a été mise sur pied par un acteur culturel évoluant dans la danse classique mais qui est aussi metteur en scène et scénariste. Detoubab Diop estime que le théâtre peut être plus développé au Sénégal. C’est la raison pour laquelle, il s’est lancé dans ce projet de mise en place d’une maison communautaire des métiers du théâtre et de la parole. «Le théâtre est un art mais pour notre structure, nous nous sommes dit : voici un métier auquel les autorités ne portent aucune considération. Si on décide d’attendre leur soutien, rien ne va marcher. Donc il faut qu’on se débrouille. Et nous sommes en train de travailler sur ça avec le directeur technique du grand théâtre, Ousmane Noel Cissé. Nous avons un projet de construire une maison communautaire de la culture, des métiers du théâtre et de la parole», informe Detoubab Diop.
Aujourd’hui grâce à un partenaire, la structure est en train de mettre en place de projets. Mais contrairement aux vœux des promoteurs, le centre ne verra pas le jour au niveau du département de Guédiawaye puisque les autorités contactées pour un espace ont tous refusé la demande. Face à ce rejet, le promoteur a tout simplement décidé de transférer l’implantation du centre dans la commune de Diam­niadio. Dans la nouvelle ville, le maire a accueilli le projet à bras ouverts avant d’octroyer une parcelle de terre à ces acteurs.
«Nous avons voulu construire ici au niveau du département de Guédiawaye. Mais vu la situation où tous les responsables s’accaparent des terres, nous avons délocalisé vers Diam­niadio. Ce n’est pas normal, en tant que fils de Guédiawaye qu’on en arrive là. C’est honteux. Mais les responsables que nous avons interpellés n’ont pas voulu honorer notre demande», renseigne Detoubab Diop qui explique que le coût du projet tourne autour de 190 millions de francs Cfa. «Nous avons décidé de créer cette initiative parce que nous nous sommes rendu compte que beaucoup de jeunes n’ont pas la chance d’avoir une formation. Et ce ne sont pas seulement les jeunes de Dakar mais même au niveau des régions, il y a des jeunes qui ne sont pas du tout formés. Et malheureusement, dans ce système, les autorités étatiques n’ont aucune considération par rapport à la formation des jeunes», se désole M. Diop.
Pour Eric Clara, acteur et responsable au niveau de la structure, «c’est la formation qui fait défaut de même que les infrastructures». «La culture est morte ici dans la banlieue. Notre but c’est de renforcer la capacité de ces jeunes. Aujourd’hui ce que le département de Guédiawaye regroupe comme acteurs constitue un potentiel extraordinaire», poursuit-il.

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