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Le 14 janvier 2019, le Sénégal va étrenner son Train express régional (Ter), du moins c’est l’objectif affiché. Une visite des chantiers a permis de constater que le projet est entré dans sa phase active. Des équipes travaillent sur les 2 fronts pour optimiser le gain de temps. Une commission logistique portuaire est souhaitée pour faciliter les procédures douanières et rester dans les délais.

Il est aisé de constater que le pont de l’Emergence et l’Aéro­port international Blaise Diagne (Aidb), inaugurés sans que les travaux ne soient vraiment terminés, peuvent constituer une leçon pour Macky Sall. Qui ne compte pas commettre la même erreur avec le Train express régional (Ter) qui doit être opérationnel le 14 janvier 2019. Alors d’ici pratiquement une année avant son inauguration, quel est le niveau d’exécution des travaux ? A cette interrogation,  Etienne Tibaut, un des responsables du projet, dit : «Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Pour un chantier de cette envergure, il était nécessaire d’avoir un temps de préparation pour laisser ensuite les ingénieurs travailler. Dans les prochains mois, vous allez voir que la cadence va augmenter considérablement.» Avant d’informer que le projet est dans «sa phase active». Et Mountaga Sy, le Directeur général de l’Apix de préciser qu’«on a passé 9 à 11 mois dans la conception et la finalisation des études». En tout cas, une visite des chantiers a permis de constater l’état des travaux hier. A cet effet, de visu, les emprises sont libérées à 98%. Ainsi de la maison du Ter à Hann, soit une linéaire de 7,5 km, les travaux ont déjà débuté depuis le 7 août dernier, car l’emprise a été entièrement libérée. Pareil pour les sites de Diamniadio et Bargny. Les emprises étant libérées, les ingénieurs sont à pied d’œuvre sur les rails qui vont accueillir les trains de travaux, la première étape avant la pose des sous couches. Et pour respecter le délai de livraison, les ingénieurs s’activent sur 2 fronts. De Dakar vers Diamniadio, une équipe s’y active, et une autre fait la même chose sur le tracé inverse. Pendant ce temps, dans les zones à forte densité comme Pikine et Thiaroye, des travaux d’indemnisation sont en cours pour libérer les emprises. «Pour exécuter le planning du 14 janvier 2019, nous partirons sur 2 fronts. De Diamniadio vers Dakar se trouve sur un linéaire de 15,5 km, ce front est libre de toute emprise. On y exécute les travaux d’excavation et de terrassement. De Dakar vers Diamniadio, c’est 7,5 km de linéaire. Ces 2 fronts vont travailler en même temps. Donc ça consacre au projet la disposition de démultiplication de ressources pour travailler 24h sur 24 sur les 2 fronts. Donc on accélère le processus», a détaillé Mountaga Sy, le Directeur général de l’Apix. Qui souhaite la mise sur pied d’une «commission logistique portuaire» pour faire un gain de temps sur les procédures douanières. Car, ce sont «2 bateaux de 10 mille tonnes et 3 mille conteneurs» de matériels qui sont attendus.
Une fois cette étape finalisée, le raccordement entre les 2 fronts va naturellement entrainer des soucis sur la mobilité dans certaines zones. A ce titre, Gérard Sénac en appelle à la compréhension de tous. «Ce n’est pas un chantier facile. Que ça soit l’administration, les entreprises, il faut une bonne coordination. Tout le monde doit être mobilisé. Lorsqu’on va attaquer les rétablissements c’est sûr qu’on passera sur la route et les voitures ne vont pas passer. C’est là que tout le monde devra comprendre que ce chantier va causer quelques soucis. Il faudra être patient, indulgent et comprendre que pour réussir d’ici un an, il faudra que tout le monde s’y mette», invite le patron de Senac Sa. Faut-il le rappeler, le projet «aura 15 ouvrages de franchissement. L’ensemble des passages à niveau va être supprimé. Et l’ouvrage de franchissement supérieur obéit aussi aux dispositions techniques du projet. C’est pourquoi la «projeté» des rétablissements supérieurs occasionnerait des emprises sectionnelles à libérer. C’est un train électrique qui peut fonctionner avec de l’énergie thermique, le diésel. Qui va s’adosser sur une structure à écartement standard. Au total c’est 15 trains de 4 wagons chacun, ce qui fera un parc de 60 voitures. C’est 2 voix standards avec un train tous les 10 minutes avec une capacité de 115 mille passagers par jour. Il y aura 14 gares Dakar à Diam­niadio».
mgaye@lequotidien.sn

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