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Abdoulaye Daouda Diallo reconnait la cherté des coûts et des tarifs des autoroutes. Pour les revoir à la baisse, le ministre des Infrastructures, des transports terrestre et du désenclavement a annoncé la création d’une société de gestion des autoroutes afin d’obtenir un financement exclusif dédié à ces types d’entreprises à partir des privés.

Le ministre des Infras­tructures, des transports terrestres et du désenclavement a reconnu hier, la cherté des coûts des autoroutes au Sénégal. «Nous travaillons à la création d’une société de gestion des autoroutes. Ce que nous souhaitons, c’est travailler à avoir un financement exclusif des autoroutes à partir des privés», a indiqué Abdoulaye Daouda Diallo lors de son passage à l’Assemblée pour le vote du budget de 2018 de son département. «Les autoroutes coûtent extrêmement cher et nous pensons que les privés pourront s’intéresser à cela. Donc, la gestion des autoroutes devrait s’y employer mais aussi s’occuper de la gestion et de leur entretien», a soutenu M. Diallo. S’agissant des tarifs du péage, le ministre s’est rangé aux complaintes des Sénégalais. «Oui nous convenons tous qu’il est cher, et c’est pourquoi une étude a été commanditée, justement en perspective de l’ouverture de l’autoroute Ila-Touba et surtout, de l’autoroute jusqu’à Mbour, pour voir dans quelle mesure ces tarifs pourraient être accessibles à tout le monde», a dit Abdoulaye Daouda Diallo.
Par rapport à la politique ferroviaire, il évoquera des instructions du chef de l’Etat de reprendre le rail de Thiès vers Tambacounda, qui devra continuer jusqu’à Bamako pour desservir le Mali. Dans les conditions actuelles, souligne-t-il, «c’est une réhabilitation qu’il faudra. Il nous faudra aussi acheter des locomotives et en même temps faire la réhabilitation d’une vingtaine de gares».

400 camions rentrent à Dakar chaque jour
400 camions rentrent à Dakar chaque jour, selon le ministre des Transports terrestres. La capitale vit une surcharge particulièrement importante, qui occasionne les accidents spectaculaires et des bouchons. En limitant ces camions au niveau de Tambacounda, espère M. Diallo, il y a des chances de ré­duire ces difficultés. Par rapport à la surcharge, le ministre a décidé qu’il n’y aura plus de surcharge qui dépasserait les 1,2% de la charge admise à partir de la fin de l’année. Pour cela, le délestage sera fait nécessairement à chaque fois qu’un chargement supérieur à 1,2% de la charge admise est constaté.
Les parlementaires sont aussi revenus sur la rentabilité du Train express régional (Ter) et sa nécessité pour le Sénégal. Add a assuré que l’utilité de cette infrastructure n’est plus à démontrer, avant de confirmer sa date de livraison prévue pour le 14 janvier 2019.
ksonko@lequotidien.sn

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