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L’accord de financement de la 3ème phase du Programme prioritaire de désenclavement (Ppd), initié dans le Pse, a été paraphé par l’Etat du Sénégal et la Banque ouest africaine de développement (Boad). D’un montant de 30 milliards de francs Cfa, ce financement va permettre la réalisation de projets majeurs dont celui de la boucle du Fouladou, plus précisément la «section Dabo-Fouladou-Médina Yoro Foulah ainsi que l’achèvement des travaux d’aménagement de la route Kédougou-Salémata et de la boucle du Boudié qui ont été initiés dans le cadre de la première et de la deuxième phase dudit programme», informe le ministre de l’Economie, des finances et du plan.
La Boad a financé les phases 1 et 2 de ce programme. Son président, Christian Adovelande, a tenu à rappeler au ministre Amadou Ba que «la réussite de cette opération et la pérennisation des infrastructures à réaliser durant cette phase restent largement conditionnées par l’affectation en temps opportun de ressources adéquates pour les besoins d’entretien et d’exploitation». A ce propos, M. Adovelande soutient avoir notifié aux autorités sénégalaises la nécessité de poursuivre les diligences pour renforcer l’autonomie du Fonds d’entretien routier autonome (Fera) qui est chargé du financement de l’activité routière. Amadou Ba qui a préféré passer sous silence cette interpellation a salué l’importance de ce projet en ce sens que la réalisation de ces ouvrages va permettre le désenclavement des zones de production, l’amélioration des conditions de transport, le développement des liaisons entre le Sénégal et les pays limitrophes, mais également la création de valeurs ajoutées dans ces localités.
Auparavant, le ministre de l’Economie, des finances et du plan a reçu la délégation de l’Union européenne, conduite par Joaquim Gonzalez-Ducay, pour la signature de trois conventions. Le premier financement, d’un montant de 6,5 milliards de francs Cfa, porte sur le Programme de coopération pour la sécurité intérieure entre le Sénégal et l’Union européenne (Sensec). «La sécurité est désormais globalisée. L’extrémisme violent et le trafic d’êtres humains ont des répercussions chez l’autre», indique Joaquim Gonzalez-Ducay, délégué de la Commission européenne au Sénégal. Par conséquent, «il faut faire front commun», plaide-t-il.
Quant au projet régional de gouvernance, le deuxième, d’un montant de 2,6 milliards, il vise à contribuer à améliorer la gouvernance du secteur du transport, mais aussi la stabilité, la sécurité et la prévention des trafics illégaux des personnes et des biens et favoriser les échanges régionaux, selon les explications du ministre de l’Economie. L’Union européenne a également prêté au pays 5,9 milliards de francs Cfa pour appuyer la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest. Ce projet devrait à son terme contribuer à la transformation structurelle de l’économie par la production de biens, de services compétitifs à plus haute valeur ajoutée pour assurer la croissance, la création d’emplois qualifiés et durables ainsi que l’augmentation des exportations et des revenus, fait savoir le communiqué.
La convention signée avec l’Agence française de développement (Afd) concerne, elle, les aires marines protégées dans les parties centre et sud du pays. D’une valeur de 3,2 milliards, cette enveloppe est destinée à financer le Projet d’amélioration de la biodiversité de 4 aires marines protégées, Bamboung, Sangomar dans le Delta du Saloum, Niamone-Kalounaye et Kassa Balantacounda en Casamance.
ndieng@lequotidien.sn

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