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Moïse-Diégane-Sarr,

L’Union européenne, la diaspora et le Conseil départemental injectent 200 millions de F Cfa dans les secteurs de la santé et de l’éducation à Vélingara.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des Sénégalais de l’extérieur, Moïse Diégane Sarr, a procédé hier mardi aux poses des premières pierres à Némataba pour la construction d’un poste de santé équipé et puis dans la commune de Vélingara pour un bloc de 8 salles de classe pour l’extension du lycée Chérif Samsidine Aïdara. C’était en présence de l’ambassadeur de la France, Christophe Bigot, de la Cheffe de délégation de l’Union européenne, Mme Irène Mingasson, et de plusieurs autres personnalités. Le coût total des 2 projets avoisine 225 millions de F Cfa, soit 85 millions pour le secteur de la santé et 138 millions pour l’éducation. C’est le fruit d’un partenariat entre la diaspora vélingaroise basée en France et en Espagne, l’Ue, la France, le gouvernement du Sénégal et le Conseil départemental. Le projet entre dans le cadre du Pro­gramme d’appui aux initiatives solidaires pour le développement (Paisd).
Le directeur de la Coopération technique, coordonnateur du Paisd, Papa B. Thiam, précise : «Ces projets sont initiés par la diaspora de Vélingara basée en France et en Espagne sous l’impulsion du Conseil départemental de Vélingara. Ils sont financés par le Paisd3 à hauteur de 70% de leur budget initial et les 30% sont mobilisées par les collectivités territoriales.» Cette initiative vise à renforcer le rôle des migrants dans le développement social et économique de leurs régions d’origine. A l’étape de Némataba, l’ambassadeur Christophe Bigot a considéré que le poste de santé va «changer la vie des populations de Némataba puisqu’il va empêcher les évacuations sanitaires risquées, les accouchements à domicile qui sont à l’origine d’un fort taux de mortalité maternelle et infantile dans cette localité». Dr Oumar Sané, médecin-chef du district, a également considéré que ce poste va réduire le déficit en infrastructures et équipements sanitaires dans le département.
Ibrahima Barry, président du Conseil départemental, maître d’œuvre de la journée, a enseigné que le lycée faisait l’objet de grèves cycliques du fait du déficit de salles de classe, empêchant, du coup, d’atteindre le quantum horaire. Dans ce lycée existent 18 salles physiques pour 27 classes pédagogiques. Donc ces nouvelles classes qui seront fonctionnelles à la rentrée prochaine comblent entièrement ce déficit. Il faut savoir que le Paisd est un dispositif cofinancé par l’Etat du Sénégal, l’Union européenne et l’Agence française de développement visant la mobilisation et le soutien aux actions de solidarité et aux initiatives de la diaspora Sénégalaise basée en France, en Belgique, en Espagne et en Italie.
akamara@lequotidien.sn

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