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Onu Femmes a choisi, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, d’attirer l’attention sur la nécessité de mettre en œuvre les politiques et lois axées sur cette question. Dans un communiqué rendu public, en prélude à la célébration de cette journée prévue le 25 novembre prochain, cet organe de l’Onu appelle à tirer parti de l’élan suscité par l’indignation mondiale contre le harcèlement sexuel pour mettre fin à ce fléau.

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée chaque 25 novembre, se déroule cette année dans un contexte particulier. Celui de la «mobilisation sans précédent de millions de personnes derrière le hashtag #MeToo et d’autres initiatives, dans un mouvement mondial de protestation contre le harcèlement sexuel qui s’amplifie de jour en jour». Alors dans le cadre de «sa campagne annuelle, Onu Femmes appelle à tirer parti de l’élan suscité par l’indignation mondiale contre le harcèlement sexuel pour envisager la mise en œuvre de politiques et de lois axées sur des solutions afin d’éliminer définitivement la violence à l’égard des femmes». Ainsi la campagne de cette année, qui va durer 16 jours, va être marquée par des «centaines d’événements organisés sous l’égide d’Onu Femmes et de ses partenaires, en appui aux efforts visant à mettre fin à une pandémie qui touche une femme sur trois dans le monde». Dans un document rendu public, on informe qu’à «côté des manifestations, des mobilisations éclair (flash mobs), des concerts et autres matchs de football et de rugby, des bâtiments emblématiques seront illuminés en orange pour renforcer l’attention au cours des 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes (du 25 novembre au 10 décembre)». On souligne que cette campagne, qui va mobiliser «à la fois les gouvernements et le grand public, est célébrée par les Nations-Unies dans le cadre de l’initiative Unite du Secré­taire général pour éliminer la violence à l’égard des femmes d’ici 2030». Revenant sur le choix de la couleur Orange choisie dans le cadre de cette campagne, Onu Femmes explique que cette couleur «symbolise l’espoir et un monde sans violence». « Chaque personne est appelée à ‘’peindre le monde en orange’’ et à apporter sa contribution pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles, en passant du cri d’indignation à l’action. En 2016, la mobilisation a atteint 105 pays, un record», a-t-on fait savoir.

Une approche exhaustive pour mettre fin à ce fléau
Placée sous le thème : «Ne laisser personne de côté : mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles», cette campagne vise à attirer l’attention sur le fait que «si aucun groupe de femmes ou de filles n’est à l’abri, certains font face à davantage de risques et de vulnérabilité». Il s’agit ainsi d’appeler à «identifier les femmes et les filles les plus marginalisées, étape essentielle pour pouvoir les atteindre et répondre efficacement à leurs besoins». «Par exemple les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées sont exposés à des risques accrus de violence sexuelle et manquent parfois de reconnaissance formelle de la part des gouvernements, ce qui les empêche d’accéder aux services sociaux ou de santé, de police et de justice. Les femmes autochtones et celles issues de minorités ethniques ou raciales sont souvent confrontées à des discriminations plus marquées sur tous les plans sociaux, politiques et économiques. Les femmes en situation de handicap ou vivant en milieu rural rencontrent des obstacles physiques ou de communication», a-t-on expliqué. Dans son document, Onu Fem­mes rappelle que «la violence a des conséquences négatives non seulement pour celles et ceux qui en souffrent, mais également pour leurs familles, la communauté et la société dans son ensemble, et son coût économique est élevé». Toutefois, les membres de cette organisation soutiennent qu’elle n’est pas «inévitable». Selon eux, cette «violence à l’égard des femmes et des filles peut être éliminée grâce à une approche exhaustive». Celle-ci «passe par l’adoption et l’application de lois protégeant les femmes et les filles et le renforcement des poursuites à l’encontre des auteurs de violences, la prévention précoce pour instiller une culture de tolérance zéro à l’égard de la violence, et la fourniture de services complets à toutes les victimes, y compris un soutien psychologique et médical, un logement, un accompagnement juridique».
dkane@lequotidien.sn

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