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Les Togolais contestent depuis un bon moment le Président Faure Gnassingbé, mais ils ne seront plus seuls dans ce combat. La Coalition de la diaspora togolaise pour l’alternance et la démocratie (Cogitogo), en collaboration avec «Y’en a marre» et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), a décidé d’apporter son soutien financier, moral et humain à son Peuple pour qu’il puisse avoir des solutions qui répondent à ses attentes. Pour l’heure, elle attend la fin du dialogue pour décliner son plan d’actions.

Les ressortissants togolais s’engagent à apporter leur soutien à leurs frères pour l’alternance et la démocratie au Togo. Ainsi, après trois jours d’assises sur la question, le moment était opportun hier pour la Coalition de la diaspora togolaise pour l’alternance et la démocratie (Cogitogo) de porter à la connaissance du public ce qui découle de ses travaux. Il s’agit de la mise en place d’un conseil supérieur qui dispose d’une structure mondiale chargée de mettre en synergie les ressources et les compétences de tous les Togolais de la diaspora au service de leur Nation. «Le but est d’avoir une diaspora mieux structurée, qui mutualise ses forces, ses énergies, ses actions et qui parle d’une seule voix. Et à partir de là, développer un argumentaire qui nous permet de vendre la cause du Togo, la douleur de ce Peuple-là à la communauté internationale pour faire comprendre réellement ce qui se passe dans notre pays», explique le coordonnateur de la structure.
De leurs travaux ressort également une meilleure connaissance entre eux. Aussi, envisagent-ils de mobiliser les ressources matérielles, humaines et financières pour accompagner le Peuple togolais «qui se bat les mains nues», mais aussi continuer le lobbying… «Nous soutenons le Togo dans cette lutte pour le retour à notre Constitution de 1992, mais aussi pour le droit au vote de la diaspora. C’est le seul pays qui n’a pas connu d’alternance depuis 50 ans. Nos frères se sont mis dans cette lutte depuis août et ça n’a pas abouti», déplore M. Kpoder. Qui ajoute que le Togo en est à son 27e dialogue, mais ça ne marche pas. La seule solution, selon lui, c’est que la population prenne son destin en main, descende dans les rues pacifiquement. «Malgré la répression policière, ils descendent dans les rues. Pourquoi nos chefs d’Etat ne peuvent pas se prononcer sur cette affaire ? Le Peuple est dehors les mains nues, il faudra qu’on nous accompagne», se désole-t-il.
Thiaat de Y’en a marre n’a pas raté l’occasion pour justifier l’implication de leur mouvement dans ce combat. «C’est dû au fait qu’on est tous des Africains et qu’on a une petite expérience de comment se mobiliser», a-t-il dit. Pour lui, une diaspora, avant de faire entendre sa voix, a besoin de s’organiser. «Les Togolais se sont rendu compte que tous les Etat africains sont complices de ce qui se passe au Togo comme au Cameroun, etc. On ne peut pas avoir des textes ratifiés par la Cedeao, signés par tous ces Etats et qu’il y ait des Etats membres qui ne respectent pas les lois qui régissent ces organisations. Cela veut dire que ce sont des voyous qui couvrent des voyous», déplore-t-il. A l’en croire, les Peuples ont maintenant décidé de s’unir et de changer cela. «Nous irons au Togo. Nous rencontrerons les gens de la société civile, les artistes, les étudiants. Nous essayerons de faire des actions simultanées pour soutenir le Peuple», promet le rappeur. Lequel informe qu’après avoir eu les résultats du dialogue en cours au Togo, ils pourront décliner leur plan d’actions.
La Coalition de la diaspora togolaise pour l’alternance et la démocratie (Cogitogo), en collaboration avec la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) et Y’en a marre, a organisé les assises de la diaspora togolaise les 2, 3 et 4 mars à Dakar. Ces journées étaient placées sous le thème «Diaspora togolaise : unie, debout et déterminée pour l’alternance et la démocratie».

mfkebe@lequotidien.sn

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