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Les parents d’élèves de Ngor, Ouakam et Yoff vont entamer une médiation dans la crise scolaire. Les médiateurs appellent les enseignants et l’Etat à se montrer ouverts pour ne pas hypothéquer l’avenir des enfants.

Les enseignants et le gouvernement s’accusent, l’école s’enlise dans la crise avec des grèves répétitives. Face à cette situation, l’Union nationale des parents d’élèves et étudiants du Sénégal (Unapees) a décidé d’offrir sa médiation. Ses cellules à Ouakam, Ngor et Yoff, regroupées dans le collectif Tanka, ont, lors d’une réunion mardi à la mairie de Yoff, réuni parents d’élèves, enseignants, inspecteurs d’académie et responsables du ministère de l’Education nationale pour tenter de trouver une solution à la paralysie du secteur éducatif. «Nos enfants souffrent et leur avenir est hypothéqué à cause du bras de fer entre l’Etat et les enseignants. Nous allons très rapidement deman­der des audiences aux syndicalistes et ensuite au ministre de l’Education nationale. Les deux parties doivent se montrer ouvertes pour ne pas hypothéquer l’avenir de nos enfants. Les parents d’élèves vont être des arbitres pour superviser si bel et bien ce qui a été retenu est respecté du côté des deux parties», déclare Saltigué Mamadou Mbengue, président de l’Association des parents d’élèves et étudiants de Yoff et initiateur de la rencontre.
Dans les débats, les parents d’élèves ont souvent chargé le gouvernement accusé d’avoir signé des accords qu’il n‘a pas respectés depuis février 2014. Certains même ont déploré les «provocations» du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, à travers les ponctions sur les salaires des enseignants grévistes. Des paroles qui n’étaient pas du goût du représentant du ministre de l’Education nationale. «L’heure n’est pas à la parole mais aux actions. Les élèves souffrent le martyr à cause de la situation actuelle. Pour le moment, le rôle des parents d’élèves n’est pas de dire qui est responsable ou pas. Les jours passent et nos élèves perdent des heures de cours. Cela peut impacter gravement leur formation. Il faut vite trouver les voies et moyens de rompre avec cette situation», a recadré Ibou Ndia­thie, directeur des Ressources humaines au ministère de l’Edu­cation nationale.
Par conséquent, Macky Sall est appelé à prendre ses responsabilités pour dénouer la crise. «On interpelle le président de la Répu­blique qui est le père de la Nation. Nous croyons que s’il est animé d’une bonne volonté d’apporter des solutions à cette crise, on va très rapidement dépasser cette situation. On ne veut pas d’une année blanche. Ce serait chaotique pour nos enfants», souligne Salti­gué Mama­dou Mbengue. D’après lui, les autres communes du Séné­gal doivent suivre de l’exemple du collectif Tanka en mutualisant leurs ef­forts.
bgdiop@lequotidien.sn

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