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Le nouveau changement dans le règlement du taekwondo devrait favoriser les performances. C’est l’avis du capitaine de l’Equipe nationale de la discipline, Balla Dièye.

Premier Sénégalais à avoir réussi à remporter une double médaille de bronze des moins de 68 kg aux Championnats du monde de taekwondo, en 2009 au Danemark et en 2013 au Mexique, le capitaine de l’Equipe nationale, Balla Dièye,  s’est réjoui du changement intervenu dans le règlement du taekwondo. Si cette nouvelle réglementation était entrée plus tôt en vigueur, cela lui aurait permis d’être plus performant aux derniers Jo au Brésil où il a été éliminé plus tôt que prévu. «Le nouveau style de combat m’arrange. On ne tombe plus, c’est le vrai taekwondo avec de la bagarre. Si c’était avec ce style qu’on combattait avant, j’aurais remporté une médaille aux Jo. C’est avantageux pour moi. Le règlement a changé, on n’utilise plus la jambe devant, on est plus sur les attaques. Il faut être physiquement au top», explique-t-il.

Un rêve de médaille d’Or aux prochains mondiaux
Ce qui augure de lendemains meilleurs pour le capitaine de l’Equipe nationale de taekwondo dont le rêve est de remporter une troisième médaille mondiale en juin prochain en Corée du Sud. «C’est un objectif phare pour moi. J’ai envie d’aller aux championnats du monde pour décrocher une troisième médaille, cette fois-ci en or», ambitionne celui qui a remporté les Jeux Africains et réalisé plusieurs records. Les prochains Jeux Islamiques, du 12 au 22 mai à Baku en Azerbaïdjan, seront une occasion pour Balla Dièye de se préparer à ces Championnats du monde tout en ayant à l’esprit de remporter une médaille au cours de ces jeux jugés «très difficiles». «C’est l’une des compétitions les plus difficiles après les Jo et les Championnats du monde. Parce que les grandes nations qui sortent du lot viennent des pays islamiques comme l’Iran, la Jordanie et la Turquie qui gagnent souvent des médailles olympiques. En clair, des pays réputés au niveau mondial vont s’y affronter», note l’international sénégalais qui s’est illustré lors de deux derniers Jeux Islamiques. S’il s’était paré de l’or en Indonésie, Balla Dièye était rentré de l’Arabie Saoudite avec l’argent.
Organisateur du premier Open de taekwondo au Sénégal en partenariat avec la Fédération, Balla Dièye juge «très positif» le bilan de cette compétition. «Beaucoup de pays nous demandent comment, en un temps record, nous sommes parvenus à réussir cette bonne organisation», souligne-t-il. Sur les 15 pays annoncés, les 13 ont disputé l’Open de Dakar. Espérant que cette compétition pourra permettre de gagner des points en vue d’une qualification aux Jo 2020, l’international sénégalais de soutenir que la Fédération devrait concrétiser cela au niveau des instances internationales. Le matériel acquis de l’Open de Dakar, notamment les casques électroniques, pourrait aider le taekwondo à se relancer davantage, selon Balla Dièye.
ambodji@lequotidien.sn

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