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sérigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’assainissement.

Le Réseau africain des campagnes pour l’éducation pour tous (Ancefa) est très préoccupé par le financement du secteur en Afrique. L’Ancefa, qui œuvre pour une éducation pour tous, invite les Etats à scruter d’autres sources de financements innovants, notamment la fiscalité progressive et une intensification de la collecte des ressources intérieures pour réaliser l’Odd 4 d’ici à 2030.

Le 6ème Forum panafricain sur les politiques éducatives s’est largement penché sur la question du financement de l’éducation en Afrique. Une question d’actualité puisque, de l’avis de Samuel Dembélé, président du Réseau africain des campagnes pour l’éducation pour tous (Ancefa acronyme en anglais), le continent africain occupe la dernière place en matière d’avancée dans le domaine de l’éducation. M. Dembélé explique l’origine de ce retard par un déficit de financements de la part de nos Etats qui n’ont pas souvent les moyens de leurs politiques. Pourtant plus que jamais, ce secteur a besoin de ressources financières pour réaliser l’Objectif de développement durable 4 (Odd) qui recommande aux Etats d’assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et de promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous. Un objectif adopté par les Etats qui fait d’ailleurs l’objet de consultations nationales en vue de son incorporation dans les documents politiques nationaux. Le nouvel agenda pour l’éducation prône une approche holistique allant du préscolaire au supérieur en garantissant 12 années de scolarité financées sur les fonds publics. Ce projet ambitieux et coûteux nécessite une approche intra-sectorielle et une mobilisation accrue des ressources, selon les membres de l’Ancefa.
C’est pourquoi la Société civile, dans son rôle d’avant-gardiste et en tant que partenaire, a décidé d’élaborer des stratégies «idoines» pour concevoir des approches innovantes et complémentaires qui permettront au système éducatif un développement durable. Outre le financement extérieur, l’Ancefa invite les Etats à s’engager en faveur du financement intérieur de l’éducation. Entre autres sources de financement, il prône une fiscalité progressive et aussi une intensification de la collecte des ressources intérieures, «seul moyen d’assurer un financement durable des systèmes éducatifs qui garantissent à tous, y compris les pauvres et les marginalisés, une éducation gratuite de qualité», soutient M. Dembélé qui souligne que  la conférence de reconstitution des ressources du partenariat mondial de l’éducation en 2017 représente une opportunité pour des engagements concrets dans ce sens.
Le directeur de Cabinet du ministre de l’Education, soulignant les précieuses «contributions de la Cosydep», organisatrice de ce forum, dit attendre avec impatience les conclusions des travaux de cette rencontre. Il a rappelé que le Sénégal s’est aligné aux objectifs de développement durable, notamment l’Odd 4.
ndieng@lequotidien.sn

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