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La Fédération nationale des parents d’élèves, inquiète de la crise que traverse le système éducatif, a appelé les acteurs à penser à l’avenir des enfants. En conférence de presse hier, le président de la Fenapes, Bakary Badiane, a fait part du désarroi des parents face à cette situation qui va porter préjudice aux élèves. Il demande ainsi aux enseignants de lever leur mot d’ordre de grève et au président de la République «d’améliorer davantage le sort des enseignants».

Les perturbations notées dans le système éducatif inquiètent la Fédération nationale des parents d’élèves du Sénégal (Fenapes). Face à la presse hier, le président de cette organisation a voulu faire part à l’opinion, aux syndicats d’enseignants et à l’Etat de l’inquiétude et du désarroi des parents d’élèves. Selon Bakary Badiane, les parents d’élèves sont inquiets «du quantum horaire qui se trouve très entravé», «des évaluations du premier semestre sur l’étendue du territoire qui n’ont pas été faites dans certaines Inspections d’académie». Une situation qui, d’après M. Badiane, va porter préjudice à leurs enfants «candidats à l’entrée dans les grandes écoles de Campus France et en même temps aux éventuelles préinscriptions». A cela, il ajoute le fait que «leurs enfants sont instrumentalisés et sont dans la rue».
Dans la même veine, le président de la Fédération nationale des parents d’élèves souligne que leur inquiétude est accentuée par le fait que «les syndicats d’enseignants dits représentatifs comme les autres, malgré les élections de représentativité, sont en train de dérouler leur plan d’action de perturbation». «Et l’Etat reste sur sa position d’octroyer 12 milliards pour satisfaire la demande d’augmentation de l’indemnité de logement», a-t-il ajouté. Relevant la gravité de la situation, M. Badiane soutient que «nous tendons vers la catastrophe si toutefois on ne met pas fin à cette crise qui perdure».
Pour sortir de cette crise, Bakary Badiane demande aux enseignants «de porter leur casquette de parents d’élèves, de prendre en compte la centralité de l’élève, de préserver leur outil de travail qu’est l’Ecole et de lever leur mot d’ordre de grève pendant qu’il est temps». Et le président de la Fenapes d’ajouter : «Pour ne pas avoir à sauver l’année au détriment de l’école et de nos enfants qui accumulent des déficits de connaissances et de compétence.» Au même titre que les enseignants, la Fenapes a également lancé un appel au président de la Répu­blique. «Nous lui demandons d’agir encore dans le sens d’améliorer davantage le sort des enseignants, bien sûr dans les limites soutenables des finances publi­ques sénégalaises.» Pour remédier aux conséquences néfastes de ces grèves cycliques qui éloignent l’école de la qualité souhaitée depuis longtemps, la Fenapes demande aussi au Président Sall d’exiger de la part «des syndicats d’enseignants la signature des pactes de stabilité sur les 10 ans à venir».
dkane@lequotidien.sn

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