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Nemesio Oseguera Cervantes est l’ennemi public numéro 1 au Mexique, rappelle le Guar­dian. 10 millions de dollars sont promis pour son arrestation.

Des trafiquants de drogue qui sévissent actuellement au Mexique, il est sans aucun doute le plus craint. Nemesio Oseguera Cervantes, plus connu sous le pseudonyme de El Mencho (diminutif de son prénom), chef du Cartel de Jalisco Nueva Generación (Cjng), l’organisation criminelle la plus dangereuse du pays, est l’homme le plus recherché du Mexique et l’une des cibles principales des Etats-Unis. Pour toute information qui pourrait mener à son arrestation, l’agence fédérale américaine de lutte contre le trafic de drogue, la Dea, offre la somme de 10 millions de dollars.
Assassinat d’un juge, attentat contre un haut-fonctionnaire, vidéo truffée de menaces, le plus grand cartel de drogue au Mexique défie ouvertement les autorités tout en multipliant les actions auprès de la population, comme la distribution de nourriture pendant la crise du coronavirus.
L’Administration américaine exige que soit lancée une offensive contre cette puissante organisation de narcotrafiquants mexicains, mais le Président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, continue de se montrer réticent à utiliser la manière forte. En juin près de 2 000 comptes bancaires liés au puissant Cartel de la nouvelle génération de Jalisco (la traduction du nom Cjng) ont été gelés tandis qu’en février, le Mexique avait déjà extradé vers les Etats-Unis le fils de «El Mencho».

Un hôpital dans un village reculé
Dans le cadre de la traque du narcotrafiquant, les autorités mexicaines ont découvert la semaine dernière, dans une zone isolée, une infrastructure d’ampleur : un hôpital privé appartenant au chef du cartel. Selon le Guardian, un rapport des autorités locales fait état de la construction d’un hôpital dans un petit village situé à 250 km de Guadalajara, capitale du Jalisco. Il est fréquent pour les trafiquants mexicains et sud-américains de s’octroyer les services de médecins et de soignants afin d’éviter de se rendre dans une institution publique en cas de pépin.
Mais El Mencho aurait semble-t-il décidé de mettre en place tout un système de santé dans son réseau de cachettes situées en pleine campagne, notamment pour se faire soigner d’une maladie rénale. Selon les médias mexicains, les employés du baron de la drogue et les habitants des environs utilisent également cet hôpital.
En juin dernier, les réseaux sociaux nord-américains s’agitaient à l’annonce, non vérifiée, de la mort de El Mencho. Selon Le Monde, une vidéo prétendait d’abord qu’il avait succombé à une attaque militaire tandis que d’autres déclaraient que le narcotrafiquant était mort des suites d’une insuffisance rénale. Ces informations ne seront jamais confirmées.
lepoint.fr

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