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Les populations de Tamba Socé poussent un ouf de soulagement. Dans ce quartier plus que centenaire, il manque de tout. Il n’y a même pas d’électricité ni d’eau courante encore moins de poste de santé. «C’était la croix et la bannière pour se soigner ou se consulter à Tamba Socé», martèlent les dames. Après l’ouverture d’un poste de santé et l’installation de l’Infirmier chef de poste hier, les patients n’auront plus à se taper plusieurs kilomètres pour rencontrer un spécialiste. «Auparavant, il nous fallait se déplacer jusqu’à Dépôt pour une consultation ou pour des soins, lâche Kanou Oualy, une bajenu gox. Seule une soi-disant case de santé y faisait figure de structure sanitaire. Pis encore, il fallait disposer d’au moins mille francs pour cet exercice, car il faut payer le transport en plus du ticket de consultation dans un milieu constitué à majorité de pauvres.»
Aujourd’hui, ce poste de santé soulage les populations. «Nous étions fatigués et laissés à nous-mêmes sans aucun soutien», se désole Mamadou Diatta, délégué de quartier. L’adjoint au maire de la ville, qui a présidé à la cérémonie d’installation de l’Icp, se réjouit de cette action. «Les populations étaient fatiguées et avaient besoin de ce poste. C’est une injustice qui vient d’être réparée», avance Bounama Kanté. Il poursuit : «C’est inconcevable que le premier quartier de la ville, celui-là même qui a donné son nom à la région, reste tout ce temps sans disposer de poste de santé. C’est inadmissible», lance l’adjoint au maire. Le bâtiment qui abrite le poste a été construit par Icd-Afrique ainsi que le logement de l’infirmier. «Il faut que la structure soit dotée d’une ambulance et électrifié», prie M. Diatta.
afall@lequotidien.sn

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