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Le souhait du Réseau des parlementaires en population et développement (Rppd) de voir l’instauration d’une Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile sera bientôt une réalité. Les membres de ce réseau qui ont transmis une résolution allant dans ce sens au ministère de la Santé et de l’action sociale en ont eu la garantie lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale.

Le Réseau des parlementaires en population et développement (Rppd) peut se montrer optimiste par rapport à l’instauration d’une Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. C’est en tout cas la volonté affichée hier par le représentant du ministre de la Santé et de l’action sociale, Dr Bocar Mamadou Daf, par ailleurs directeur de la Santé de la reproduction et de la survie de l’enfant. Selon lui, cette initiative des parlementaires vient renforcer l’Etat dans sa volonté de réduire le taux de mortalité chez les femmes en couche ou les enfants de 0 à 5 ans. D’après Dr Bocar Mamadou Daf, les chiffres de mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile s’élèvent à l’heure actuelle à 315 décès pour 100 mille naissances vivantes au Sénégal. L’objectif des autorités sanitaires est d’arriver à 66 décès pour 1 000 naissances.
En recevant officiellement au nom du ministre de la Santé et de l’action sociale la résolution de ces parlementaires, visant à instaurer une Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile, Dr Daf a soutenu que cette journée vient à point nommé. Il a ainsi affiché la volonté de son ministère de se plier au vœu des parlementaires qui souhaitent son application avant la fin de la 12ème Législature. «Si les parlementaires demandent qu’on instaure cette journée, nous irons rapidement dans le sens de sa réalisation. Nous avons noté qu’ils veulent l’instauration de cette journée avant la fin de la 12ème Législature qui devrait survenir en juin 2017. Nous pensons qu’elle peut entrer dans les cordes de notre emploi du temps», a-t-il promis.
Remontant le fil du temps, l’honorable député Mously Dia­khaté est revenue en chiffres sur la mortalité maternelle et infanto-juvénile. Selon elle, «le taux de mortalité maternelle s’élevait à 510 décès pour 10 mille naissances  vivantes».
De même, elle souligne que «84 enfants meurent chaque jour». Mme Mously Diakhaté qui déplore cette situation soutient que ces décès maternels et infantiles sont «dus à des causes évitables». Revenant sur l’importance d’instaurer cette journée, elle estime qu’elle sera «un moyen de lutte contre ces dé­cès». «Elle est aussi un levier de promotion de la planification et de la maîtrise de la fécondité», a-t-elle ajouté. Sou­tenant que cette résolution «est l’aboutissement d’un long processus» de deux ans ayant conduit les parlementaires à faire un travail de terrain dans onze des quatorze régions du Sénégal pour se faire une idée de ce fléau dans le pays, Mme Diakhaté reste convaincue que «seule une mobilisation de toutes les forces vives pourra positivement et durablement renverser ces lourdes tendances». Saluant le leadership du député Mously Diakhaté, le coordonnateur des Réseaux à l’As­semblée nationale, Samba Dioul­dé Thiam, a fait remarquer que la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile «est une cause qui devrait concerner tout un chacun» car, estime-t-il, «ce n’est pas souhaitable que les femmes meurent jeunes parce qu’elles donnent la vie». «Elles portent en elles notre destin», a-t-il ajouté.
amadoumbodji@lequotidien.sn

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