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Amadou Kanouté, directeur exécutif de la Cicodev.

Les Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’étaient engagés à Abuja en 2002 d’élever à 15% les budgets alloués aux ministères de la Santé. Mais jusque-là, rares sont ceux qui ont atteint ce taux. Pour pousser les Etats à respecter leurs engagements, «même si les 15% ne peuvent pas résoudre tous les problèmes», les Organisations de la société civile (Osc) se sont constituées en réseau. Au niveau du Sénégal, ces Osc préconisent, en plus des efforts de l’Etat du Sénégal, des financements innovants. «Ne pas se limiter au budget élaboré par l’Etat de manière classique en partant des recettes mais également en touchant sur les taxes», a suggéré Awa Dia Thiam, présidente du réseau des champions des plaidoyers  pour le financement de la santé. La député intervenait  hier à la table de concertation multi-acteurs sur le processus budgétaire de la santé organisée par le ministère en charge de la Promotion de la bonne gouvernance, en partenariat avec l‘Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev). Les taxes pourraient portaient sur le tabac, les boissons sucrées qui créent également des problèmes de santé publique, sur les boissons alcoolisées mais également sur les télécommunications. Outre ces mécanismes innovants, le directeur exécutif de la Cicodev suggère des mécanismes endo­gènes. «C’est ce qui va nous permettre de maîtriser et de contrôler notre budget de la santé», a indiqué Amadou Kanouté. Par exemple, explique-t-il, convaincre le marabout disposant des terres et des talibés, de mettre ses terres à la disposition de ses talibés pour que ces derniers les cultivent, ensuite affecter toutes les ressources qui en généreront aux mutuelles de santé afin de couvrir les besoins de consultations médicales des talibés de ce chef religieux.
ksonko@lequotidien.sn

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