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La Cellule genre du ministère de la Justice a tenu jeudi dernier une session de renforcement de capacités sur le genre. L’objectif de cette rencontre destinée aux décideurs était de faire le plaidoyer de l’intégration effective du genre dans les politiques.

Susciter chez les décideurs l’engagement pour l’intégration effective du genre dans les politiques, projets et programmes : C’est l’objectif  que s’est fixé  la Cellule genre du ministère de la Justice. Dans ce cadre, la structure a tenu jeudi dernier à l’hôtel Savana une session de renforcement de capacités en politique genre au profit des directeurs, chefs de service, conseillers techniques. Placée sous le thème «Processus d’institutionnalisation du genre au ministère de la Justice : Etat des lieux», cette rencontre présidée par Mama­dou Cissé Fall, conseiller technique au ministère de la Justice, a permis aux femmes responsables de cette cellule d’échanger avec les décideurs, les partenaires au développement impliqués dans le secteur et les Ong spécialistes de la question. Les discussions sur ce sujet ont permis de tirer des conclusions sur les avancées, mais aussi de faire le point sur les défis et perspectives sur l’état de la mise en œuvre de l’intégration du genre dans le secteur. La coordonnatrice de la Cellule genre du ministère de la Justice s’est félicitée des «avancées significatives» de­puis 2014. A en croire Ndèye Dieynaba Sylla, ces avancées ont été notées grâce à la mise en place de la Cellule genre de la direction des Droits humains, de la Cellule de lutte contre la traite des personnes et le comité juridique qui étudient les textes discriminatoires par rapport à l’égalité de genre. Malgré ces avancées, Mme Sylla souligne qu’il reste des choses à parfaire. D’après la coordonnatrice de cette cellule, «la prise en compte du genre n’est pas effective à 100%». C’est la raison pour laquelle les femmes du ministère de la Justice se sont résolument engagées afin que la prise en charge du genre soit une réalité. Dans son plaidoyer, la coordonnatrice de cette cellule a lancé un appel au gouvernement pour qu’il appuie le ministère de la Justice pour la satisfaction de leur cause. De même, les femmes ont également souhaité que le budget alloué à la tutelle soit sensible au genre pour qu’il soit mieux pris en compte dans les projets et programmes. Le but final, c’est de mieux atteindre les cibles comme l’établissement de l’Etat de droit. Mme Sylla a enfin invité les bailleurs à une coopération en direction de tous les partenaires techniques, financiers et de la Société civile.
Venu représenter le ministre de la Justice, Mamadou Cissé Fall, conseiller technique, a indiqué que Sidiki Kaba a toujours porté la promotion de la femme et la prise en compte de ses droits dans les plans d’élaboration et d’exécution. Il a ainsi réitéré toute la volonté du ministre pour la prise en compte du genre, comme prévu dans le Plan Sénégal émergent (Pse) qui repose sur une forte adhésion des femmes, piliers essentiels de la marche vers l’émergence. Par rapport aux préoccupations des femmes, M. Fall assure que M. Kaba veille à ce que le cadre juridique soit strictement appliqué. «Des instructions appropriées sont données au Parquet pour que  les mutilations génitales, les agressions sexuelles, toutes les violences contre les femmes et les filles soient réprimées», a-t-il déclaré.
bseck@lequotidien.sn

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