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«Coopérer pour prévenir les conflits, promouvoir la paix et la stabilité dans les deux régions» : C’est l’engagement que les chefs d’Etat de la Cedeao et de la Ceeac ont pris pour faire face aux défis sécuritaires auxquels sont confrontés leurs pays. Ils ont pris cet engagement lors de leur sommet conjoint tenu le week-end dernier à Lomé (Togo).

Les chefs d’Etat de la Com­munauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) ont lors du sommet conjoint, tenu le week-end dernier, pris l’engagement pour mieux faire face aux défis sécuritaires, de renforcer la coopération entre les deux communautés. Dans le communiqué final de cette rencontre, on note qu’ils ont décidé «d’avoir une vision partagée des menaces et une approche commune des solutions à y apporter». C’est en ce sens qu’ils ont «adopté la déclaration de Lomé sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans les espaces de la Cedeao et de la Ceeac». Dans ladite déclaration, les chefs d’Etat se sont engagés «à coopérer pour prévenir les conflits, promouvoir la paix et la stabilité dans les deux régions». Ce, «à travers la mise en place et le renforcement, aux niveaux national et régional, de mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide aux crises impliquant la société civile, les leaders d’opinion, les femmes, les jeunes et les acteurs étatiques». Tout en condamnant les actes violents commis dans le cadre des crises internes, «les chefs d’Etat s’engagent également à adopter, lors de leur prochain sommet, un cadre régional portant convergence des principes constitutionnels» au sein des deux organisations. Concernant la mise en place d’une stratégie de lutte efficace pour la sécurité, «les chefs d’Etat demandent le président de la Commission de la Cedeao et secrétaire général de la Ceeac à initier, dans les meilleurs délais, les négociations entre les Etats des deux régions en vue de conclure et de mettre en œuvre des procédures d’entraide et de coopération judiciaire». «En particulier, un accord de coopération en matière de police criminelle entre les Etats de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale devrait être signé par les ministres désignés, avant la fin de l’année 2018», a-t-on informé.
Par ailleurs, saluant l’engagement des pays membres de la force multinationale mixte du Bassin du Lac Tchad et de la force conjointe du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme, ils ont lancé un appel à la solidarité. Il est ainsi demandé «à tous les Etats membres des deux communautés, dans un esprit de solidarité intercommunautaire, d’apporter un appui matériel, financier, technique et en renseignement aux forces armées des Etats engagés dans la lutte contre le terrorisme dans le Bassin du Lac Tchad et au Sahel». De même, les chefs d’Etat demandent «au Conseil de sécurité des Nations unies de placer la force du G5 Sahel sous le chapitre 7 de la Charte des Nations unies en vue de lui assurer un financement pérenne et multilatéral».
dkane@lequotidien.sn

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