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Instaurée depuis 1987, la Journée de la renaissance scientifique africaine a pour but de sensibiliser les autorités et toutes les parties prenantes pour faire de la science le levier pour le développement. Réunis dans la grande salle du Conseil économique, social et environnemental, les experts discutaient hier sur l’Intelligence artificielle qui, selon eux, est susceptible d’apporter une croissance économique au Sénégal et à tout le continent africain.
Selon le professeur et chercheur Seydina Moussa Ndiaye de l’université virtuelle du Sénégal, l’intelligence artificielle est la capacité qu’on donne à une machine de faire des tâches qui sont courantes chez l’homme. Le docteur Ndiaye conseille aux Etats africains de former en masse leur jeunesse pour être au rendez-vous de ce nouveau type de digitalisation : «L’Afrique, pour être au rendez-vous, doit former en masse ses populations dans ce type de digital, former en masse ses jeunes dans tout ce qui est mathématique, tout ce qui est technologie spécifique à l’intelligence artificielle», a-t-il exhorté. En effet, pour ceux qui utilisent internet, le professeur note que les réseaux sociaux ne sont pas de l’intelligence artificielle : «Par contre, sur les réseaux sociaux on peut introduire certains algorithmes d’intelligence artificielle.» Cepen­dant, beaucoup de pays africains et même européens, sont en retard par rapport à ces techniques scientifiques pour leur développement économique surtout en ces moments où la course est effrénée : «On peut penser que même des pays comme la France sont en retard par rapport aux Etats-Unis. C’est-à-dire qu’il y’a un engouement et financement massifs car si on veut développer l’intelligence artificielle, on doit passer par des financements massifs parce qu’il nous faut accueillir les talents et former en masse nos populations», a ajouté M. Ndiaye et qui finira par conclure que  «l’intelligence artificielle peut être utilisée dans tous les domaines de la vie. On peut l’utiliser dans l’agriculture, on peut l’utiliser aussi pour optimiser la culture, ça peut être utilisé dans le domaine de la médecine comme le diagnostic médical». Le professeur Mame Coumba K. Touré, représentante et con­seillère du ministre de l’Ensei­gnement supérieur, a déclaré que «le thème de cette année «l’intelligence artificielle» a beaucoup de chantiers qu’il faut faire et le gouvernement va voir en termes de cadre règlementaire ce qu’il faut faire. Le fruit de cette journée va permettre au ministre de l’Ensei­gne­ment supérieur et de la recherche de voir déjà quel cadre réglementaire mettre en place, comment il faut former les jeunes et comment orienter les chercheurs surtout dans les domaines des supers-calculateurs qui vont arriver bientôt au Sénégal».
Stagiaire

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