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Le rassemblement du collectif Noo lank aujourd’hui, à la Place de l’Indépendance, a été interdit par le préfet. La tension est alors vive puisque les manifestants sont déterminés à braver cette décision de Alioune Badara Samb. Mais une conférence de presse est annoncée dans la matinée.

Après l’Obélisque, place… à l’Indépendance ! Le collectif Noo lank n’entend pas renoncer à son rassemblement de ce vendredi sur ces lieux presque «bunkérisés» toute la semaine. Mais sans surprise, le préfet de Dakar a interdit la manifestation. Alioune Badara Samb l’a fait savoir dans le magazine «Soir d’info» de la Tfm dont il était l’invité. Il déclare qu’elle est «naturellement interdite» et motive sa décision par l’arrêté Ousmane Ngom. Selon lui, la Place de l’Indépendance ou le centre-ville de façon générale sont une «zone sensible» parce qu’abritant des «structures et services névralgiques» comme les hôpitaux. Mais aussi, M. Samb estime que «nous sommes dans un contexte où il y a de nouvelles menaces de tous ordres». Ce qui, selon lui, concerne d’autres pays, même réputés grandes démocraties. «Même en France, des déclarations de manifestation ont été inter­dites aujourd’hui (hier)», expli­que-t-il. Le préfet qui avertit que l’Etat «prendra toutes ses res­ponsabilités» a invité les manifestants aussi à prendre les leurs.

Conférence de presse de Noo lank dans la matinée
Du côté de Noo lank, il n’y a pas encore de réaction officielle à cette interdiction. Le Quotidien cependant appris que Aliou Sané et Cie vont faire face à la presse. Ce sera soit pour renoncer à leur rassemblement, soit pour la maintenir. En tout cas, dopés par leur forte mobilisation du 13 décembre, ils avaient annoncé qu’ils seront à la Place de l’Indépendance avec ou sans autorisation pour dénoncer la hausse du prix de l’électricité et exiger la libération des «otages» que sont Guy Marius Sagna, Babacar Diop et autres. Lors de leur conférence mardi dernier, ils avaient informé avoir «satisfait toutes les formalités relatives à une lettre d’information pour une manifestation pacifique le vendredi 20 décembre, à partir de 15 heures, à la Place de l’Indépen­dance». Et d’ajouter : «C’est la Constitution du Sénégal qui confère aux citoyens ce droit de manifester pacifiquement. Elle est au-dessus de tout décret ministériel qui pourrait empêcher à des citoyens de tenir une manifestation, surtout pour une cause aussi valable que tous les Sénégalais portent jusque dans leur foyer.»

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