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Comment chauffer Aly Ngouil­le Ndiaye ? Il y a quelques mois, Malick Gakou en avait pris pour son grade en «osant» donner des chiffres sur le pétrole et le gaz sénégalais. Son allié dans le cadre de Manko wattu senegaal, Abdoul Mbaye n’a pas retenu la leçon. En envoyant un de ses proches évoquer l’affaire Petro Tim hier, lors du lancement des «Grands débats du Quotidien», l’ancien Premier ministre a essuyé les railleries de son ancien ministre des Mines. C’était presqu’à la fin de la séance des questions aux intervenants. Le public adresse des questions au ministre. Les sujets portent dans l’ensemble, sur le développement du secteur des mines. Modérateur de la rencontre, Ismaila Madior Fall appelle le syndicaliste et politicien Mbaye Fall Lèye à faire ses observations.
Ce dernier, qui se présente avec force comme membre du parti Act de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, pose la question qui fâche. «Nous voudrions savoir si le président de la République savait que son frère était à Pétro Tim au moment de signer les décrets en faveur de cette compagnie», lâche-t-il. Non sans ajouter que la concession accordée à cette compagnie n’a pas tenu compte des critères de compétence et de ressources financières, imposés par la loi. Quelques murmures étouffés viennent des rangs du public. Avant de répondre, Aly Ngouille Ndiaye épuise d’abord les autres sujets. Il termine par la question polémique. «Malheu­reusement, les questions que vous avez posées sont relatives à l’énergie. Lorsque Madiambal Diagne va organiser un autre débat sur l’énergie, vous pourrez venir et soumettre cette préoccupation», attaque-t-il en préambule.
Le proche de Abdou Mbaye revient à la charge : «On parle des hydrocarbures qui sont aussi des mines.» La discussion devient frontale. «Oui mais on parle du Code minier. On parle des mines solides. Lorsqu’on parlera sur le pétrole et autre vous pourriez revenir», recadre le ministre. Avant de se lâcher sur l’ancien Premier ministre : «Abdoul Mbaye était minier. Il était actionnaire dans une société minière qui avait une concession. Et cette société, jusqu’en 2014 avait un capital de 10 millions de francs Cfa. Il en était actionnaire jusqu’au moment où il était Premier ministre. Même quand il a quitté la Primature, cette concession dont il avait sa part, n’a jamais été dénoncée parce que le capital était de 10 millions. «Kouy diglé sangay, na fek nga sett» (Avant de donner des leçons s’assurer qu’on est soi même irréprochable).

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