PARTAGER

A Saint-Louis, l’avancée de la mer menace plusieurs quartiers longeant la Langue de Barbarie. Aujourd’hui, l’Apix a décidé de s’impliquer pour stopper ce phénomène, qui risque de rayer de la carte plusieurs zones.

Après les dégâts provoqués par l’avancée de la mer ces derniers mois à Saint-Louis, l’Etat a décidé de prendre à bras-le-corps le phénomène. Le Directeur général de l’Agence pour la Promo­tion et l’Investissement des grands travaux (Apix) a été dépêché dans la Vieille ville pour mettre en œuvre des mesures d’urgence afin d’arrêter l’avancée de la mer et soulager les populations.   Mountaga Sy, qui a visité, en compagnie de Mansour Faye, maire de Saint-Louis, les points les plus névralgiques de la côte sur la Langue de Barbarie, notamment à Ndar Toute où la mer a fait tomber plusieurs habitations, à Goxu Mbacc où les menaces de débordement sont réelles et à Guet-Ndar où plusieurs familles sont relogées dans une école, a fait savoir, après avoir constaté la situation catastrophique, qui prévaut sur la côte, que l’Etat a pris la décision ferme de résoudre le problème de la Langue de Barbarie, agressée par la mer. Selon Mountaga Sy, l’Apix va accompagner la commune de Saint-Louis, avec l’ensemble des instruments dont dispose l’Etat pour apporter des solutions urgentes à la problématique actuelle en mobilisant les ressources de l’Etat en matière d’ingénierie sociale et en apportant aussi des solutions techniques de restauration de la berge. Le Directeur général de l’Apix a déclaré avoir fait le constat d’une menace cyclique, répétitive et réelle avec un phénomène d’accordéon, qui est venu endommager les digues de protection existantes. En tout cas, il n’a pas fait le déplacement pour rien. Car sur place, il a annoncé un certain nombre de mesures, même s’il n’a pas précisé leur nature, qui devraient pouvoir juguler le mal et soulager les populations. En effet Mountaga Sy a révélé que «la solution, c’est d’aller vers des propositions rapides et urgentes d’un plan de contingence pour absorber les peines des populations, apporter des solutions dans une ingénierie sociale mais aussi proposer des solutions définitives pour inscrire Guet-Ndar, Goxu Mbacc et Ndar-Toute et toute cette zone d’une longueur de 4 kilomètres dans des solutions définitives d’urbanisation adaptée dans une cohabitation avec la menace de la mer». Il s’agira concrètement, selon Mountaga Sy, de mettre en place une solution d’urgence provisoire pour abréger les souffrances des habitants, sécuriser ceux qui sont aujourd’hui dans des difficultés avec un travail adapté à la menace.  Pour lui, il y a une palette de solutions, qui sont envisageables et dont les meilleures seront adoptées en urgence avec l’implication de l’ensemble des moyens de l’Etat, de l’Apix et des experts les plus avertis au monde. Mountaga Sy, qui a insisté sur l’urgence à prendre des mesures, a également fait savoir que l’intervention de l’Apix se fera en synergie avec celles déjà envisagées par l’Etat et la commune de Saint-Louis. En écho à ses promesses, Mansour Faye a salué et apprécié la décision du chef de l’Etat d’envoyer l’Apix pour prendre la question liée à l’avancée de la mer, qui a déjà provoqué beaucoup de dégâts.
Rappelant que la commune de Saint-Louis a commencé à accompagner les populations impactées avec des vivres et une somme de 10 millions de francs, il a annoncé qu’une série de mesures seront prises pour le relogement des sinistrés et des populations menacées par l’érosion côtière. «L’objectif, a-t-il fait savoir, est de construire une route servant aussi de digue de protection sur la corniche afin de sécuriser le quartier de Guet-Ndar et ainsi amoindrir les risques.» Depuis plusieurs semaines, la mer en furie continue de frapper la côte de la langue de Barbarie, détruisant plusieurs dizaines de maisons dont les occupants sont pour la plupart relogés dans des écoles en attendant que des solutions définitives soient trouvées.
cndiongue@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here