PARTAGER

La nappe de la zone des Niayes demeure vulnérable face aux processus naturels, notamment l’intrusion saline, comme aux effets des prélèvements démesurés d’eau, des pollutions, entre autres.

L’intrusion saline, les énormes prélèvements d’eau, les pollutions, entre autres, constituent de véritables menaces qui pèsent sur la nappe des Niayes, selon les résultats d’une étude sur «la cartographie de la vulnérabilité de la nappe des Niayes» initiée par le Programme d’aménagement et de développement économique des Niayes (Paden).
«On a constaté que de la région de Dakar jusqu’à Louga, il y a des risques, mais le problème n’a pas encore atteint une proportion inquiétante. Au niveau de la zone de Saint-Louis, on a constaté que, compte tenu de la topographie du terrain, le niveau de l’eau de mer avoisine un peu celui de la terre. Et cela crée des problèmes, car il n’est plus possible de construire des forages dans cette zone. L’étude a pu ressortir une infection des nappes qui étaient jadis des nappes d’eau douce», relève le directeur des Bassins de rétention et lacs artificiels, le colonel Youssou Lô, qui présidait hier l’atelier de partage des résultats de cette étude, au nom du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural.
Par ailleurs, lit-on dans un document remis à la presse, «les effets des industries extractives sur la dynamique de la ressource en eau se sont fait sentir par une baisse continue du niveau de la nappe et une augmentation de la salinité au niveau des zones sensibles». En effet, l’application des plans de gestion environnementale et sociale par ces industries fait défaut. Ainsi, considère le directeur des Bas­sins de rétention et lacs artificiels, la Direction de gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre) et la direction de l’Environnement devraient voir les modalités d’une application effective de ces plans de gestion environnementale et sociale, car la survie de la zone des Niayes en dépend.
Les Niayes, souligne Mas­samba Diop, coordonnateur du Paden, constituent aujourd’hui la principale zone de production horticole du pays avec plus de 60% de la production du Sénégal et 80% des exportations horticoles.
La préservation des ressources en eau des Niayes devient alors plus qu’une nécessité. Et pour une gestion durable de la nappe, plusieurs orientations stratégiques ont été dégagées. Une amélioration des connaissances sur le fonctionnement de la nappe et une maîtrise des pressions et usages sur la ressource, entre autres, ont été recommandées.
dialigue@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here