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La paume étalée et chargée de détermination, Boubacar Cama­ra, au milieu de la nuit, prête serment pour ses engagements pris devant une foule bigarrée. Teint clair, au bord des larmes, Tacko Diallo a bravé le froid malgré le poids de l’âge pour encourager son fils. L’ancien inspecteur général d’Etat, soldat de deuxième classe, avocat et douanier, a choisi cette dernière profession comme habillement pour accepter de porter la candidature de la coalition Fippu, samedi, au terrain des Hlm Patte d’Oie. Sapé d’un treillis noir et blanc aux manches longues, tel un douanier, Boubacar Camara s’est engagé à faire un mandat unique de «redressement» s’il est élu.
Pour cela, l’ancien directeur général de la Douane compte «éradiquer» 5 grands maux : l’ignorance, la corruption, le chômage, la pauvreté et l’insécurité. D’abord, l’ancien secrétaire général du ministère des In­frastructures de l’énergie, des transports aériens, de la coopération internationale et de l’aménagement du territoire sous Karim Wade promet «l’adoption d’une Constitution inspirée des conclusions des Assises nationales et des travaux de la Commission nationale de réforme des institutions».
Selon le candidat de Fippu, l’éducation publique sera de «qualité et gratuite pour tous, avec la revalorisation de la fonction enseignante, l’intégration des langues nationales, de l’enseignement professionnel et religieux, avec une forte promotion des matières scientifiques». Boubacar Camara compte également «dépolitiser» l’Adminis­tration à travers la «promotion du mérite professionnel et l’appel à candidatures pour les principaux postes».
Sur sa promesse de réaliser les réformes pour la transformation structurelle de l’économie, le leader du mouvement Jengu a exprimé sa «honte» après les 8 000 milliards de francs Cfa environs promis par les bailleurs de fonds au Sénégal dans le cadre du Groupe consultatif de Paris. «Lorsque j’entends les autorités gouvernementales se glorifier et esquisser des pas de danse pour fêter une promesse de prêt de bailleurs de fonds, aux conditions non encore définies et à rembourser avec intérêts par les générations futures, et se lancer dans une vaste opération de «tuuf kaani» (ventes d’illusions), le mot respect résonne dans mon esprit», regrette-t-il devant Abdoul Mbaye, Mody Niang, Mohamed Sall Sao, Mamadou Ndoye, Mamadou Diop Decroix, entre autres.
bgdiop@lequotidien.sn

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