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25% du portefeuille du Fonds souverain d’investissements stra­tégiques concernent des projets de centrales solaires. En tant qu’investisseur pour le compte de l’Etat du Sénégal, le Fonsis ambitionne aujourd’hui de mettre en place des fonds sectoriels et thématiques dans le domaine des énergies renouvelables, afin de pouvoir davantage attirer des financements internationaux, mais également de mettre en place des mécanismes de financement innovant, a indiqué hier Mme Koni Gomis Fall, en marge de la conférence internationale sur la finance verte.
Dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), rappelle la chargée d’investissement au Fonsis, le Pap 1 (Plan d’actions prioritaires) a généré énormément d’investissements, surtout de l’Etat. Dans le Pap 2, dit-elle, «nous attendons beaucoup du secteur privé et en ce sens, le régulateur (Com­mission de régulation du secteur de l’électricité : Ndlr) et les autorités sont en train de travailler à améliorer le cadre réglementaire de sorte à continuer à attirer des investisseurs, à les maintenir et les rassurer sur les revenus et leurs activités futures».
Faisant la même lecture que les chefs d’Etat africains qui prenaient part lundi à la conférence internationale sur «Le développement durable et la dette» tenue à Diamniadio, Mme Fall estime que «le risque politique et celui sur le foncier économique sont souvent extrapolés, et pourtant nos économies sont florissantes». Ainsi invite-t-elle le secteur privé «à faire une déconnexion entre le risque perçu et le risque réel et qu’ils viennent davantage au Sénégal et en Afrique. Nous travaillons à être l’interface de l’Etat en mettant en œuvre des compétences techniques, de l’accompagnement pour rassurer ces contreparties sur la capacité du Sénégal à développer des initiatives localement». Mme Gomis se réjouit des efforts consentis par le régulateur dans la promotion des énergies renouvelables. «Un travail colossal a été déjà effectué, notamment dans le cadre de la standardisation des contrats d’achat d’électricité, mais également de la mise en place de documents d’appel d’offres standardisés, rapides et transparents. La volonté politique est clairement là. Le cadre réglementaire de partenariat public-privé a également évolué», souligne la représentante du Fonsis au premier panel sur la «Croissance durable en Afrique : rôle et enjeux de la finance verte», de la 5e conférence internationale sur la finance verte organisé par African guarantee fund (Agf) et Nordic development fund (Ndf).
Cette rencontre «vise l’élargissement de l’accès des Pme africaines aux produits financiers centrés sur le climat et s’inscrit dans le cadre des engagements du Sénégal pour transiter vers une économie plus respectueuse de l’environnement».
D’après Félix A. Bikpo de Agf, «les Pme jouent un rôle décisif dans la conquête des marchés internationaux par les pays émergents. Et pour jouer ce rôle de moteur de la croissance, le besoin de financement des Pme africaines il y a quelques années déjà a été de plus de 150 milliards de dollars». Et d’ajouter que «ces Pme doivent investir dans des technologies vertes pour garantir la pérennité de leurs activités et partant de nos économies. Pour cela, le besoin de financement de cette catégorie d’entreprises s’accroîtrait de plus de 300 milliards de dollars».
dialigue@lequotidien.sn

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