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L’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et l’Organi­sation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) veulent promouvoir les investissements agricoles responsables. Elles ont tenu avant-hier, un atelier de formation sur le thème : «Créer un environnement favorable aux investissements responsables dans l’agriculture et les systèmes alimentaires.» En effet, il y avait un certain nombre de problèmes à la fin des années 2000, selon Yannick Fiedler, expert en investissement agricole, responsable à la Fao, «lorsqu’on s’était rendu compte que beaucoup d’investissements opérant à grande échelle, notamment ceux à emprise foncière, avaient des impacts négatifs considérables pour les communautés». Il y avait parfois des expropriations, d’après lui, qui avaient eu lieu sans le consentement des communautés et un appel avait été fait de la part des Etats membres, mais également du secteur privé, pour les soutenir dans leurs efforts d’acquérir plus d’investissements, surtout des investissements de meilleure qualité. L’atelier de formation s’inscrit dans les efforts de la Fao de soutenir les Etats membres dans la promotion des investissements agricoles responsables. A en croire M.Fiedler, les fonctionnaires se sont rendu compte que l’un des aspects les plus importants c’était l’environnement favorable aux investissements. Donc durant les 5 jours de formation, Ipar, la Fao et les responsables politiques de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal vont réfléchir sur les quelques questions suivantes : «Est ce que les cadres institutionnels, politiques, juridiques, sont appropriés ? Est-ce que les incitations sont en place pour les investisseurs ?». Les acteurs essayeront également durant ces journées de créer un espace de dialogue.
Ibrahima Hathie, directeur de la recherche de Ipar, espère quant à lui, qu’à l’issue de tout cet apprentissage, «on va davantage peser sur nos partenaires, les décideurs pour qu’au moment d’autoriser certains investissements dans nos pays qu’ils pensent à ces critères de responsabilité, de durabilité, de génération d’emploi, de lutte contre la pauvreté, de sécurité alimentaire et nutritionnelle».
On entend par investissement responsable dans l’agriculture, des investissements qui contribuent activement au développement durable et qui créaient des bénéfices pour les communautés rurales, les jeunes, les femmes et également pour ceux qui travaillent au sein des entreprises.

mfkebe@lequotidien.sn

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