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Le Pur a investi samedi son candidat, El Hadji Issa Sall, pour la Présidentielle du 24 février 2019. Il a décliné une partie de son programme et dressé un tableau sombre du bilan de Macky Sall.

«Un homme neuf en 2019», peut-on lire sur une pancarte dans une foule immense rassemblée aux allées du Centenaire. Samedi, cette place mythique était inondée par les militants et sympathisants du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). El Hadji Issa Sall a été triomphalement investi par Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye, représentant de la personne morale de leur parti, Serigne Moustapha Sy. «Vous êtes aujourd’hui l’absent le plus présent. Vous êtes parmi nous», a indiqué le candidat, habillé d’un grand boubou vert coiffé d’une casquette. Ragaillardi par la forte mobilisation, M. Sall a raillé le parti au pouvoir en déclarant que ce public ne pouvait pas se contenir à Dakar Aréna de Diamniadio, lieu qui leur aurait été refusé après que Benno bokk yaakaar y a investi son candidat, Macky Sall. «Vous avez fait une mobilisation exceptionnelle qui va effrayer le parti au pouvoir», dira-t-il. Par ailleurs, El Hadji Issa Sall a décliné les grandes lignes de son programme dénommé «Pur 100». Il s’agit, selon lui, des réponses aux nombreuses de questions que les Sénégalais se sont posées. 4 axes programmatiques : équilibre institutionnel et paix sociale, développement économique, construction citoyenne, financement, partenariat et suivi-évaluation.
Celui qui se réclame «assisard», pour avoir signé la Charte de gouvernance démocratique, a renvoyé les Sénégalais aux conclusions de ce document. «Nous mettons l’homme au début, au milieu et à la fin de notre programme. L’homme en tant que ressource qu’il faut ‘’capaciter’’, former, formater», soutient-il. Président, El Hadji Issa Sall s’engage à ne pas dépasser 20 ministres pour, dit-il, «des soucis de train de vie de l’Etat, de cohérence et d’efficacité». Il promet également de construire un hôpital dans chacun des 45 départements du pays, mais aussi une université de taille moyenne dans chaque département entre autres promesses. A la place d’un Conseil supérieur de la magistrature, le candidat du Pur propose un Conseil supérieur de la Justice, après avoir constaté que «la justice n’est pas indépendante». «La preuve, regardez ce qui se passe : quand on est contre le pouvoir, on est en prison ou on est exilé», dit-il faisant référence à Khalifa Sall et Karim Wade.
msakine@lequotidien.sn

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