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La coordinatrice du pôle mobilisation et parrainage de la mouvance présidentielle appelle Ousmane Sonko et Cie à un débat public. Aminata Touré leur a lancé ce défi, samedi, lors du lancement de la plateforme Disso.

La mouvance présidentielle se dit prête à débattre avec l’opposition de tous les sujets. Une réponse surtout à Ousmane Sonko qui, lors de la conférence publique de lancement de son ouvrage, «Solutions pour un Sénégal nouveau», avait appelé Macky Sall et ses ministres à un débat public. La coordinatrice du Pôle mobilisation et parrainage de Benno bokk yaakaar qui présidait le lancement de la Plateforme Disso, samedi, estime que les Sénégalais doivent être édifiés sur les différentes questions. «Nous avons tendance à voir dans notre pays une floraison de fake news. Des gens qui parlent de questions qu’ils ne maîtrisent pas ou qui volontairement déforment la réalité», déplore Mimi Touré qui préfère des débats «objectifs, chiffres contre chiffres et faits contre faits». Ainsi, elle invite l’opposition à venir prendre part à toutes les conférences publiques que la mouvance présidentielle va organiser. Elle demande aux opposants d’accepter de discuter du bilan du président de la République avec leurs débatteurs de façon «sereine».
Aminata Touré respire la confiance grâce, dit-elle, au bilan de leur leader. Elle dit : «Depuis 2012, il y a eu 5 consultations. Elles ont toutes été remportées par notre coalition, pas par hasard. C’est parce que les Sénégalais voient bien l’excellent bilan du président de la République. Nous comptons organiser des conférences publiques sur l’ensemble du territoire sur les thèmes qui intéressent les Sénégalais : l’agriculture, la pêche, les infrastructures, les mines, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, des femmes, de la politique sociale du président de la République, de la diplomatie pour que le débat soit un débat objectif.» Invité à la rencontre, l’économiste Souleymane Astou Diagne, par ailleurs membre de la mouvance présidentielle, s’est livré à un bilan du chef de l’Etat. «En 2012, quand Macky Sall héritait du Sénégal, le pays était en faillite avec une croissance en berne. De 2000 à 2012, le taux de croissance économique du Sénégal était estimé à 3, 9% et qu’en 2012, nominativement, le taux de croissance était de 3, 4%. L’inflation supérieure à 5%. Le déficit budgétaire était à plus de 6%. Et aujourd’hui, la croissance est à 7%, supérieure à la moyenne des pays de l’Uemoa. Le déficit budgétaire est aujourd’hui à 3, 7 du Pib», souligne-t-il.

msakine@lequotidien.sn

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