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Le leader de la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme a dénoncé hier «l’instrumentalisation de la justice» dans les dossiers de Khalifa Sall et de Bamba Fall. Babacar Diop qui lançait la Revue Kaddu askanwi parle de «règlement de comptes pour éliminer des adversaires politiques».

Le secrétaire général de la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) a dénoncé hier «l’instrumentalisation de la justice pour solder des comptes et éliminer les adversaires politiques au point de mettre le pays dans une démocratie sans opposition». Pour Babacar Diop, «le seul crime» du maire de Dakar est «d’avoir des ambitions saines pour son pays», et celui de Bamba Fall «d’avoir osé dire non à Ousmane Tanor Dieng et d’avoir voté pour le non au référendum». Ce jeune du Ps qui lançait à L’Harmattan le premier numéro de la Revue Kaddu askanwi, intitulé L’Etat de la démocratie sous Macky Sall : Enquête sur les libertés au Sénégal, affirme sans ambages : «Oui, le système utilise la justice et l’injustice menace la paix civile.» Mais, reconnaît-il, Macky Sall n’a pas créé ce système qui «fonctionne sur la base de l’accaparement, de la prédation, du vol et de la fraude même s’il le perpétue». M. Diop exprime cependant sa déception : «Lui (le Président Sall) qui est pourtant né après l’indépendance et arrivé au pouvoir dans un contexte où l’on pensait qu’il avait compris les attentes de changements profonds et radicaux du Peuple, aujourd’hui avec lui, nous avons un recul démocratique très gra­ve à tous les niveaux avec une politique de corruption entretenue malgré les institutions com­me l’Ofnac, la Crei, un ministère de la Bonne gouvernance et le Code de transparence.»
Le secrétaire général de la Jds déplore également «l’immixtion de la famille du Président dans les affaires», ce que les Sénégalais avaient dénoncé sous Wade avec l’implication de Karim. «Donc, non seulement on est dans le statu quo, mais on recule parce que Macky est dans un processus d’autocratisation du système qui va aboutir à une démocratie sans opposition, car tous les potentiels adversaires sont à la limite éliminés», regrette-t-il. Il a invité «les forces vives de la Nation» à rejoindre Y en a marre à la Place de l’Obélisque le 7 avril prochain.

ksonko@lequotidien.sn

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