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Hier, la jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) a lancé l’opération pour la libération de Bamba Fall et Cie, et dénommée Front pour la dignité. C’était en présence de Khalifa Sall qui s’est engagé à mener le combat jusqu’à ce que «les otages politiques» recouvrent la liberté.

La pression pour la libération de Bamba Fall et ses camarades s’accentue. Au soutien des Médinois vient s’ajouter la «détermination» de la structure Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds), qui veut tirer le lieutenant de Khalifa Sall des griffes de la Justice. Hier, Baba­car Diop, le secrétaire général de la Jds et ses camarades, ont lancé le Front pour la dignité afin d’engager le combat pour sortir les «détenus politiques» de la Maison d’arrêt de Reu­beuss. D’ores et déjà, ces jeunes socialistes promettent d’organiser des manifestations partout à travers le territoire national.
Invité à la rencontre tenue à l’Ucad, Khalifa Sall a dénoncé l’arrestation de ses hommes.  Le Secrétaire à la vie politique du parti socialiste a pris l’engagement de mener désormais la bataille pour la libération des «ota­ges politiques, des em­bastillés». Celui qui est accusé à tort ou à raison d’être derrière les inculpés, les a bien défendus. Pour lui, «C’est excessif, c’est trop, ce n’est pas juste» de parler de tentative d’assassinat, de menaces de mort, d’injures publi­ques, de destruction de biens et d’association de malfaiteurs dans cette affaire. Selon lui, ce qui s’est produit à la maison du Parti socialiste le 05 mars 2015 ne justifie pas qu’on embastille des responsables du parti. Le 05 mars, justifie-t-il, qu’on accuse, qu’on jette de l’opprobre sur des responsables du parti ?, s’est-il interrogé. Pour Khalifa Sall, le combat de Bamba et des autres, «ce n’est pas de la révolte». Et d’ajouter : «On n’a pas besoin de se révolter pour ses convictions. Des convictions, on les assume. Et c’est ce que ces camarades-là on fait».
Le maire de Dakar, qui ne compte pas lâcher les pensionnaires de Reubeuss à leur sort, impute la responsabilité de la situation actuelle du Ps aux responsables de leur formation politique. Pour lui, le comité central de mai 2015, où le parti socialiste a réaffirmé son ancrage dans l’héritage senghorien qui est de conquérir et d’exercer le pouvoir, ne devrait jamais souffrir d’une quelconque compromission : «Il n’y a pas eu un autre comité central qui s’est dédit ou qui a renié cet engagement-là.». Et aujour­d’hui, dit-il, les uns et les autres l’oublient. Partant de ce constat, l’édile socialiste de la ville de Dakar s’est posé quelques questions où les réponses à ces interrogations sont restées suspendues sur les lèvres.
Il se demande : Qu’est ce qui a pu changer pour qu’en un an nous puissions en arriver là ? Qu’est-ce qui s’est passé pour que nous puissions être dans cette situation où on veut nous transformer en un parti Yoba­lema ou un parti Bougnou bott. Voilà le vrai problème, dira-t-il sous des applaudissements des militants et sympathisants. Et de poursuivre : «Le parti socialiste doit rester un vrai parti politique qui ne renoncera jamais à son ambition d’exercer le pouvoir. Ce parti-là devra se présenter aux Législatives de 2017. On nous demande de renoncer à ce pour quoi nous nous sommes engagés en politique». Lui et ses partisans comptent mener ce combat au sein du parti. «Nous ne quitterons pas le parti.» dit-il.
En présence de Barthélémy Dias, Mamadou Diop Decroix, le professeur Malick Ndiaye, Gora Mbaye, adjoint de Bamba Fall à la mairie de la Médina, la Jds a décidé de mener également le combat sur internet, à travers le concept «Libérez Bamba Fall challenger.» Pour ce qui est de la bataille de la rue, vendredi prochain est déclaré «Médina rou­ge» et une marche y est prévue.
msakine@lequotidien.sn

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