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Au moment où la presse fait ses choux gras sur ce que l’Inspection générale des finances a appelé le «banditisme financier», j’apporte mon soutien personnel à Monsieur Jean Pierre Senghor dont le nom est cité à tort et à travers dans cette affaire scabreuse.
Pour avoir travaillé au Prodac pendant 20 mois et y avoir démissionné, je pense que j’ai un devoir de témoignage. Le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) avait été pensé par Monsieur Jean Pierre Senghor, docteur ingénieur en agro écologie, qui avait fait déjà fortune dans le secteur privé. Il avait réussi à réunir autour de la conception et de la mise en œuvre de cet ambitieux programme de nombreuses compétences venant de tous les milieux professionnels.
En tant qu’agronome et natif du milieu rural (il est natif de Séfa dans la région de Sédhiou), il avait voulu contribuer à la création de 300 mille emplois en milieu rural dans un délai de 5 ans pour permettre au Président Macky Sall de tenir sa promesse de créer 500 mille emplois durant son mandat. A l’époque, je travaillais, moi-même (et j’y travaille toujours), sur un programme de création de 5 000 emplois (juste 1% des engagements du président de la République en matière de création d’emplois).
Quand le président de la République l’a nommé au poste de coordonnateur national du Prodac, il m’avait demandé de venir l’aider à réaliser ce programme. J’avais été très réticent, car je me méfie de l’Etat et de son Administration qui me semblent prisonniers de manières de faire incompatibles avec la recherche de l’efficacité qui est, chez moi, une obsession de tous les instants. Cependant, à force de persuasion, Jean Pierre Senghor finit par me convaincre à le rejoindre dans ce programme public prometteur à tous points de vue. Pour l’avoir côtoyé, je peux témoigner une chose importante : cet homme aime profondément son pays et il a le désir de le servir au mieux de ses compétences. Je ne crois pas qu’il soit impliqué dans quelque malversation que ce soit pour deux raisons : je sais, pour avoir été un témoin direct qu’il n’a rien à se reprocher, ensuite, parce que s’il avait été motivé par l’argent, il ne serait pas aujourd’hui au Sénégal, mais ailleurs, dans un autre pays africain, qui lui avait fait un pont d’or pour aller réaliser le Prodac là-bas, au lendemain de son limogeage de la tête du Prodac, par un certain …Mame Mbaye Niang.
Dans les jours à venir, je reviendrai de façon plus complète sur cette affaire du Prodac pour dire ma part de vérité dans l’intérêt des populations de notre pays.
Tamba DANFAKHA
Directeur Général de Kombiko Partner

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