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African Union Chairman Jean Ping gestures while talking to the media during a press conference at the European Union Council building following the Somalia Donors Conference held in Brussels, Thursday April 23 , 2009. (AP Photo/Thierry Charlier.)/Belgium_EU_Somalia_Donor_Conference_TC122/0904231740

On attendait un recadrage des troupes. C’est bien à cet exercice que Jean Ping s’est livré vendredi 2 juin, lors d’une allocution à son domicile. Celui qui se dit toujours le «président élu» du Gabon a écarté toute possibilité de dialogue avec Ali Bongo Ondimba, son rival, comme l’avaient pourtant suggéré deux de ses soutiens, Guy Nzouba Ndama et Casimir Oyé Mba.
«Je refuse de dialoguer avec ce monstre. Je ne veux pas trahir le mandat que le Peuple gabonais m’a librement confié», a lancé l’ancien président de la Commission de l’Union africaine. «A ceux qui, hier encore membres de l’opposition, ont décidé de prendre part à cette kermesse (le dialogue politique national, Ndlr) pour des calculs égoïstes, comme à ceux de nos amis et partenaires qui, de bonne foi, nous proposent d’accepter de dialoguer avec Ali Bongo, […] je le redis ici : c’est non ! C’est niet !»
«C’est aujourd’hui une vérité que le prétendu dialogue d’Angondjè est également un échec. La preuve, rien ne change, on prend les mêmes et on recommence comme auparavant», a ajouté Jean Ping, estimant que le Gabon était «con­fronté à la pire tragédie de son histoire». «Si Monsieur Ali Bongo avait accepté le résultat sorti des urnes le 27 août 2016, nous n’en serions pas là. C’est le fond du problème», a-t-il encore poursuivi.

«Je reste ouvert  à une médiation internationale»
Et Jean Ping de suggérer une solution de sortie de crise : «Je reste ouvert à une médiation internationale, visant à rétablir la vérité des urnes […] et je lance un appel solennel à la communauté internationale pour une médiation. Je dis bien une médiation et non un dialogue avec Ali Bongo en vue de rétablir la vérité des urnes et d’assurer les conditions pacifiques d’une passation de pouvoir.»
En présence de Alexandre Barro Chambrier, Didjob Divungi et Jean-François Ntou­toume Emane, Jean Ping a donc persisté dans la stratégie mise en place depuis septembre 2016. Il espère notamment pouvoir comp­ter sur le soutien de la communauté internationale et notamment du nouveau Prési­dent français Emmanuel Macron.
Jeuneafrique

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