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Le collectif Noo lank revient à la Place de la Nation après sa marche réprimée de la Place de l’Indépendance. Et quelle que soit la réponse du préfet, Fadel Barro et Cie comptent marcher cette après-midi. Au même moment, d’autres manifestations sont attendues à Mbour, Kaolack, Kaffrine, Kolda, Diourbel et Thiès.

Trois semaines après la marche réprimée de la Place de l’Indépendance, le collectif Noo lank redescend sur le terrain aujourd’hui. Cette fois-ci, ce sera de la Place de la Nation au rond-point Rts. Et ce sera, selon Aliou Sané et ses camarades qui étaient en conférence de presse hier, «avec ou sans autorisation». «Lorsque vous voulez faire une marche, vous avez juste besoin de faire une déclaration. C’est le régime déclaratif. Jusqu’à présent, nous avons satisfait à toutes les formalités. Donc normalement, nous allons tenir notre manifestation», a rappelé le porte-parole du jour Amadou Guèye. Ben Talleb de préciser : «Nous avons déposé une lettre le 26 décembre sur la table du préfet, mais comme d’habitude, il attend à la dernière heure pour délibérer. De toute façon, quelle que soit sa décision, nous allons marcher.» Noo lank entend faire de ce vendredi une journée de marches à travers tout le territoire national. Il y aura des manifestations à Mbour, Kaolack, Kaffrine, Kolda, Diourbel et Thiès. Si le collectif se dit davantage déterminé à faire entendre sa cause, c’est parce que, considère-t-il, l’Etat reste sourd à ses revendications. «Nous avons un Etat irresponsable, car la Senelec a reconnu que le Sénégal a le coût de l’électricité le plus élevé au monde. Dans l’un des pays les plus pauvres au monde, la responsabilité serait quand même d’alléger la souffrance des Sénégalais», estime M. Guèye.
Le leader du parti Unis et Cie n’ont pas oublié les activistes qui restent en prison dont Guy Marius Sagna. «Nos camarades ont été arrêtés parce qu’ils s’opposaient à la hausse injustifiée de l’électricité. On a dit qu’ils n’ont pas le droit de manifester au centre-ville. Or un arrêté de la Cour suprême dit que vous ne pouvez interdire une marche que dans un seul cas : s’il n’y a pas assez de Forces de l’ordre pour l’encadrer», dit-il. Il invite tous les Sénégalais à venir exiger la libération de Guy Marius Sagna et autres. Amadou Guèye souligne qu’ils ne sont pas «contre la hausse des prix, mais contre les hausses injustifiées». A l’occasion de la manifestation de ce vendredi, Noo lank compte ainsi sensibiliser les citoyens sur la gestion de la Senelec qui a conduit cette hausse. «Entre 2016 et 2017, les charges de personnel de la Senelec sont passées de 33 à 57 milliards. Cela veut dire qu’ils avaient beaucoup d’argent, les prix du pétrole ont baissé entre 2014 et 2019 et ils ont utilisé cet argent pour augmenter les salaires, les primes des agents. Et tout cela, c’est dans leur rapport annuel. Jusqu’à présent, ils refusent de donner le rapport de 2018 qui permet de savoir quels sont les investissements qui ont été faits et quelles sont les charges. Et s’il y a une rétention, c’est parce qu’on a des choses à cacher», conclut M. Guèye

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