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Un peu partout dans le monde hier, les jeunes se sont mobilisés pour une journée de manifestation pour appeler les décideurs à agir contre les changements climatiques. Cette journée appelée «la grève mondiale pour le climat» est un appel lancé par la jeune militante suédoise Greta Thunberg «à boycotter les salles de classe l’espace d’une journée». Dans un article, l’Agence France presse (Afp) informe que 5 000 événements étaient prévus hier sur toute la planète. Dénommée «Fridays for future», cette campagne, renseigne l’Afp, «entend mobiliser les enfants du monde entier pour qu’ils persuadent les décideurs et les entreprises de prendre des mesures drastiques pour enrayer l’envol des températures provoqué par les activités humaines». Des manifestations ont été ainsi organisées dans des villes européennes, américaines, asiatiques. Mais en Afrique, la mobilisation est restée timide. Sur le site du Figaro, il est noté qu’en «Afrique du Sud, environ un demi-millier de personnes ont défilé dans la matinée à Johannesburg». Il a été aussi constaté que «des milliers de jeunes ont pris part à une marche dans les rues du Cap». Des mobilisations ont eu lieu en Ouganda où «des centaines de personnes se sont habillées en vert pour militer» et aussi au Kenya. Ces 3 pays ont été les seuls à être cités en Afrique, concernant cette mobilisation pour la lutte contre le réchauffement climatique. Cela renseigne à suffisance notre rapport avec ce problème. Aussi bien les autorités que les populations n’en font pas leur priorité. Le président de la République prend part au sommet spécial sur le climat prévu lundi à New-York. Toutefois, au Sénégal, on ne voit pas d’actions menées par les autorités pour faire face aux changements climatiques. Que fait-on pour lutter contre l’avancée de la mer ? Il est ressenti un pic de chaleur et également un retard dans le démarrage de l’hivernage, mais il n’y a pas d’action pour faire face à ces changements. Il y a lieu de se demander à quoi sert la présence de nos chefs d’Etat à ce genre de rencontre. Ils vont écouter les décideurs du monde prendre des initiatives pour leur pays pendant qu’en Afrique les gens vont continuer de souffrir à cause des conséquences de ces changements climatiques. Alors que lors de ce sommet, les dirigeants «seront attendus sur les détails concrets de leurs plans climatiques». D’ailleurs, les médias occidentaux renseignent que les dernières études de l’Onu montrent que «pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au 19e siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050».
La journée de mobilisation d’hier marque «le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi (aujourd’hui) le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’Onu». Toujours dans le cadre de cette campagne menée par la jeunesse, une grève mondiale pour le climat coordonnée aura lieu le 27 septembre, pendant l’Assemblée générale de l’Onu.

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