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Le président de la République a lancé ce 4 janvier la journée de nettoiement qui doit se tenir tous les premiers samedis de chaque mois sur toute l’étendue du territoire.
Au-delà de cet acte solennel, tous les citoyens doivent se lever comme un seul homme et faire de notre pays un modèle de propreté.
C’est toujours triste de voir certains compatriotes partager des images de rues de Kigali (Rwanda) pour montrer combien elles sont propres en oubliant que ce sont des hommes et des femmes qui sont arrivés à ce résultat. Quand l’initiative a été prise, aucun Rwandais ne l’a fustigée. Et au contraire, ils ont tous adhéré en comprenant que les actions citoyennes doivent transcender les appartenances idéologiques et les confinements partisans.
Ce pays, comme la terre, nous l’avons hérité propre. Nous devons nous efforcer de le léguer propre. Chacun d’entre nous a son rôle à jouer dans cette initiative. Quand une rue est propre, l’est-elle pour une autorité politique ou pour toute la population ? Nous devons tous comprendre que certains actes citoyens, s’ils réussissent, vont bénéficier à tout le monde et des fois même plus à nous qu’aux initiateurs.
Des fois, c’est même anecdotique de dire à quelqu’un de venir participer à un nettoyage, car sa participation devait être de facto. C’est comme quand on arrive à mettre des policiers sur les routes dangereuses afin de dissuader les gens à les traverser. Normalement, on ne devrait pas en avoir besoin si chacun d’entre nous avait sa tête et l’utilisait correctement. Comment peut-on mettre un agent de police à un endroit pour t’empêcher de mettre en danger ta propre vie ?
Revenant sur les journées de nettoiement, l’on peut se demander légitimement ce que veulent ceux-là qui disent qu’ils ne participeront pas parce que des «politiciens» s’y mettent. Quand celui que vous ne respectez pas dans la vie de tous les jours commence à fré­quen­ter la mosquée, vous-même la quittez ? Je pense que non ! Toutes les belles actions ont besoin de l’implication de tous. Chacun a l’obligation d’y participer à sa manière. Per­sonne n’a le monopole du bien.
Au demeurant, il nous faudrait aller au-delà et introduire dans nos écoles des modules à même d’inculquer aux petits enfants des réflexes qui maintiendront nos quartiers propres. C’est bien de nettoyer, mais c’est mieux de ne pas salir. Cela doit être un réflexe de tous les jours.
Le ministère de l’Education peut aider à la mobilisation, en mettant les écoles à contribution les jours dédiés au nettoiement. Chaque établissement peut mobiliser ses élèves dans les quartiers où ils sont implantés et dans le cadre des activités manuelles, confectionner des poubelles avec du matériel de récupération.
C’est ensemble qu’on pourra y arriver.
La salubrité reste une affaire de toutes et de tous.
Souleymane LY
Spécialiste en
communication 
julesly10@yahoo.fr

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