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Birane Niang, Sg ministère de la Culture.

8 000 ouvrages seront remis aux bibliothèques universitaires, celles adossées aux centres culturels régionaux et centres de lecture et d’animation culturelle. Une remise symbolique a été faite hier au Grand Théâtre national par le secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication, Birane Niang. L’objectif est d’accompagner le développement du livre et de la lecture à l’intérieur du pays.

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du livre ce 23 avril 2O17, une remise symbolique de livres a été faite hier au Grand Théâtre par le ministère de la Culture et de la communication. Les autorités ont anticipé, étant donné que la commémoration coïncide avec un jour non ouvrable : le dimanche. Ce sont donc au total 8 000 livres qui seront distribués. Les bénéficiaires sont les bibliothèques universitaires de Dakar, Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor, Diourbel, Kédougou, entre autres, des bibliothèques adossées aux centres culturels régionaux et centres de lecture et d’animation culturelle. «C’est un évènement important au regard de l’importance capitale que revêtent le livre et la lecture. Il s’y ajoute aussi l’aspect du droit d’auteur et du droit voisin», s’est félicité Birane Niang, secrétaire général du ministre de la Culture et de la communication. Il informe que ces deux dernières années, le ministère a consacré 100 millions F Cfa au profil du livre et de la lecture. M. Niang qui est revenu sur l’utilité du livre. Il affirme qu’«il permet de préserver les éléments du patrimoine culturel d’une communauté ou d’un pays». «Il (Ndlr, le livre) doit être mis à la portée de tous pour assurer un développement socioéconomique, la bonne gouvernance et la démocratie», a-t-il dit, reconnaissant par ailleurs qu’il reste beaucoup à faire pour le développement de la lecture.

Un recul de la lecture notée au Sénégal
«Les lignes de diffusion et les circuits de distribution du livre sont encore à défaut à l’intérieur du pays », a déploré au cours de cette cérémonie M. Niang. De son côté, Ibrahima Lô, le directeur du Livre, a axé son intervention sur le constat selon lequel le Sénégal perd sa vitesse de croisière concernant la lecture. Pour lui, notre pays connaît ce qu’on appelle les amours vis-à-vis du livre et de la lecture. «Je suis de ceux qui invitent à nuancer cette perception-là. Nous passons beaucoup de temps sur internet. Mais qu’est-ce que nous y faisons ? Les gens passent leur temps à lire et à écrire aussi», dit-il. Donc, à l’en croire, les paradigmes de cette appréciation méritent d’être revus. «Si on constate qu’il y a un recul par rapport à l’intérêt qu’on accorde au livre et à la lecture, la remarque n’est quand même pas absolue», ajoute M. Lô.
Au-delà de cette remarque sur la baisse du taux de lecture, poursuit-il, il convient de poser la question suivante : Qu’est-ce que nous devons faire pour corriger cette distance entre l’usager et le produit ? En tant que parent, répond-il, il serait mieux de voir comment faire pour créer un environnement autour de nous qui permet de centraliser l’intérêt de nos enfants sur le livre et la lecture. De plus, il y a l’enseignement et la formation. «Je crois qu’il est important de travailler à renouveler les approches, les postulats pédagogiques pour que, devant ce changement de paradigmes qui est en train de se produire, on puisse apporter les réponses les mieux adaptées», précise-t-il.
Stagiaire

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